Les riverains de la cité des 140 logements, au centre-ville de Sour El Ghozlane, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bouira, font face, depuis plusieurs semaines, à un véritable problème d’insalubrité publique. En effet, les caniveaux des eaux pluviales se transforment, après la chute de chaque goutte de pluie, en une mare d’eau boueuse à laquelle s’ajoute des ordures qu’elle avait charriées de son passage. Les riverains du quartier s’inquiètent des risques de maladies à transmission hydrique, notamment à l’approche de la saison printanière. C’est en se rendant en contrebas de ce quartier qu’on peut constater l’ampleur des dégâts. En effet, les canalisations sont complètement éventrées laissant les eaux usées se déverser à ciel ouvert et créant par-là même un véritable vivier pour les moustiques et les rats. Il est à signaler que les conduites d’eau potable passent juste au-dessous de ces canalisations, ce qui permettra des infiltrations. Pire encore, les eaux usées, qui coulent de ces conduites, jouxtant la principale route du quartier, favorisent la poussée d’herbes sauvages et la prolifération de toutes sortes d’insectes et de rats. Elles dégoulinent sur la chaussée, au milieu d’un grand virage où les risques de dérapage de véhicules ne sont malheureusement pas à exclure. Cette situation provoque beaucoup de désagréments aux riverains dudit quartier. « Les odeurs qui se dégagent nous coupent le souffle », dira un citoyen. Les habitants, qui ont, à maintes reprises, saisi les autorités communales, ne sont pas au bout de leurs peines. «Des responsables locaux ainsi que ceux de l’OPGI se sont déplacés sur les lieux et ont promis de faire le nécessaire dans les meilleurs délais », rapportent des habitants, qui se désolent de ne voir rien venir. « Ces responsables, lors de leur visite, il y a de cela quatre mois, ont constaté de visu le calvaire que nous endurons et que nous subissons encore à ce jour », se lamente un habitant de ce quartier. Les citoyens demandent une réfection ou du moins un colmatage immédiat de cette source d’odeurs nauséabondes, pour éviter l’irréparable.
O. K.
