La décharge publique d’Ichikar, située à 2 kms du chef-lieu communal de Boudjellil, en plein oued Sahel, ne cesse de grossir et de s’étendre au fil des jours.
En effet, chaque jour, des tonnes de détritus en tout genre y sont jetées. Sur les lieux, cette décharge s’étend sur plusieurs hectares en débordant sur les terres agricoles environnantes. Des monticules de déchets, de débris de construction et de carcasses, en tout genre, agressent la vue et donnent un décor chaotique, ne présageant rien de bon pour l’environnement, du moins immédiat! Et dire que les forages des communes limitrophes, comme Tazmalt, Boudjellil, Aït R’zine et Ighil Ali sont implantés à quelques encablures de cette décharge ! Des sonnettes d’alarme ont été tirées maintes fois par des intellectuels et autres écologistes concernant cette situation problématique, mais en vain. Des hydrauliciens travaillant dans le secteur public ont averti sur les retombées néfastes de cette décharge, à moyen et à long terme, sur la nappe phréatique souterraine, laquelle risque d’être polluée. « Le risque de pollution des eaux souterraines est accrue dans cette région. L’infiltration des eaux par les produits chimiques toxiques et nocifs pour la santé comme l’arsenic et le plomb, entre autres, pourrait provoquer de graves problèmes de santé », nous dit-on au bureau d’hygiène de Tazmalt. Mais l’incurie des hommes voudrait que cette situation perdure, au détriment de tout. Sinon, comment expliquer le sort réservé au centre d’enfouissement technique (CET), qui devait voir le jour il y a quelques années dans la commune de Boudjellil, et dont les travaux de réalisation ont été arrêtés par une poignée de personnes ? « Cette opposition insolente à la création d’une déchetterie recyclant les déchets, en tout genre et sans polluer, est plus que préjudiciable à la population et à l’environnement, qui doivent cohabiter avec les décharges sauvages qui pullulent dans la commune », nous dit un élu à l’APC de Boudjellil.
Syphax Y.

