Extension anarchique de la ville

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L’on assiste, ces derniers temps, à un phénomène des plus inquiétants à Larbâa Nath Irathen. Il s’agit de citoyens qui étendent leurs propriétés en piétinant la propriété d’état, et cela commence à prendre des proportions alarmantes en se généralisant dans la localité au su et au vu de tout le monde, sans que les autorités compétente ne bouge le petit doigt pour mettre un terme à ce comportement qui commence sérieusement à agacer les habitants. En effet, plusieurs citoyens se plaignent de voir des murs et des habitations s’élargir et même pousser comme des champignons, sur des terrains appartenant au domaine publics. Certaines personnes qui n’ont pas froid aux yeux, n’ont pas hésitent à détruire des installations, notamment d’Algérie Télécom ou de la Sonelgaz, sans se soucier des répercutions ou des dommages qu’engendre ce comportement. Même les poteaux et les fils  électriques, ne sont pas épargnés. Et cela juste pour gagner quelques centimètres au détriment du domaine public, propriété des contribuables et donc de tous les citoyens. Pourtant, pour chaque nouvelle construction, il est exigé un permis de construire, et la loi exige des normes à respecter.  Mais malheureusement, sur le terrain, c’est tout un autre constat qui s’offre à nous. La plupart des habitations nouvellement construites ne respectent pas les distances obligatoires exigées dans le dit permis. Le président du comité du village El Hammam, sis à environ 02 Kms du chef-lieu communal, nous dira : « c’est un vrai fléau, des constructions grignotent même sur la chaussée. En plusieurs endroits, les abords de routes n’existent même plus, sans parler des murs, des caniveaux qui ont tendance à disparaître ». Et d’ajouter : « Il faut avouer que nous sommes impuissant face à cette situation. Même les autorités locales semblent dépassées. Des mises en demeure ont été faites à l’encontre de ces occupants illégaux. Mais sans résultats ». Voyant l’impuissance des autorités locales, certains personnes, peu scrupuleuses, en profitent allants même jusqu’à construire des maisons sur des terrains appartenant à l’Etat.

Youcef Ziad

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