La patience des transporteurs routiers, qui empruntent le CW42, est mise à rude épreuve. Chaque fois qu’ils s’apprêtent à emprunter ce chemin, qui fait la jonction entre la RN5 et la RN26, ils ne savent pas s’ils pourront rejoindre leur destination.
En effet, ces transporteurs qui alimentent les différents chantiers en matériaux de construction, ne savent plus à quel saint se vouer. Des fois, ils sont tout bonnement refoulés à partir de Béni Mansour par les gendarmes lors d’un barrage, qui leur signifient qu’il est interdit au poids lourds de passer. D’autres fois, ils passent sans être inquiétés ! Cette situation a laissé bon nombre de camionneurs dans l’amalgame ! « Moi, je n’ai rien compris à cette situation ! Dés fois les gendarmes me laissent passer, d’autres fois, ils me demandent de rebrousser chemin. Qu’on nous dise clairement ce qui l’en est ! » tempête un jeune transporteur, qui achemine chaque jour des matériaux de construction vers une entreprise privée basée à Akbou. Ces transporteurs, qui empruntent quotidiennement, par centaines, le CW42 qui passe par la commune de Boudjellil, considèrent que ce chemin est un excellent raccourci pour arriver plus vite à destination avec moins d’encombrements et éviter, par ricochet, les RN5 et 26 qui sont toujours congestionnées et pleines de bouchons. Mais voilà depuis la multiplication du nombre de poids lourds, des voix se sont élevées au village de Béni Mansour pour demander l’interdiction du passage à ces véhicules de gros tonnage, arguant qu’ils polluent et dérangent par le bruit assourdissant de leurs moteurs. Des plaques interdisant le passage de ces véhicules ont été alors installées. Toutefois, des transporteurs transgressaient cette interdiction, ce qui a crée un véritable désordre. Par ailleurs, d’autres habitants de la commune ne voient pas d’un mauvais œil le passage de ces transporteurs, du moment qu’ils constituent une clientèle pour les commerces, lesquels périclitent à cause du marasme ambiant. « Je ne vois pas pourquoi on m’interdit de passer par ce chemin ? Je fais plusieurs arrêts pour m’approvisionner dans les commerces de ces villages ! Je devais être vu comme un client pas comme un ennemi », dira un transporteur.
Syphax Y.

