L’association « Izourane » du village d’Aït Youcef Ouali, en collaboration avec le service agricole de la commune d’Imsouhal, a organisé samedi dernier, une journée de formation sur le greffage des arbres. Cette journée, programmée sur le terrain, s’est déroulée finalement au niveau du siège de l’association du village précité à cause du mauvais temps. Plus d’une cinquantaine d’agriculteurs sont venus des différents villages de la daïra d’Iferhounène pour prendre part à cette formation consacrée à l’arboriculture et aux différentes techniques de greffage de divers arbres sauvages, tels que le cerisier, l’oléastre, le figuier, le pommier,…La formation a été encadrée par Saïd Challal, appelé « le vieux montagnard », un ancien inspecteur d’arabe converti, depuis des années, à l’agriculture. Le stage s’est déroulé en deux étapes. La première est consacrée à la théorie. Le formateur a expliqué les types de greffage, tels que le greffage par couronne, incrustation, écusson, à l’anglaise, simple et compliqué et surtout le greffage en fente qi se pratique durant les quatre saisons de l’année. Saïd Challal a procédé à des greffages devant les arboriculteurs, notamment le greffage en couronne qui consiste à décoller l’écorce de l’arbre et d’introduire le greffon préparé au préalable et l’attacher par la « rafia », ou un tissu, tout en s’assurant du bon contact entre l’écorce et le greffon qu’il faut ensuite protéger par du mastic. Le formateur a insisté sur le choix de greffons et la manière de les tailler. Pour certains arbres, à l’instar du merisier, le greffage se fait généralement, aux mois de mars, avril et mai. Pour d’autres, à l’exemple de l’oléastre, on peut greffer en couronne au mois de mars ou en avril et le frêne, en fente simple, en janvier et février, comme on peut le faire aussi par incursion ou en écusson, aux mois de juillet, août et septembre. Pour cette technique, il suffit d’ouvrir le cœur de l’arbre avec un couteau en le tapant, tout doucement, avec un maillet et introduire, ensuite, dans la moelle, le greffon, sans omettre de le protéger. La deuxième étape, quant à elle, a été réservée à la pratique. Tous les stagiaires ont procédé à des essais devant le formateur. Cette journée est plus que bénéfique pour les présents qui demandent à ce que ce genre d’initiative soit généralisé dans d’autres domaines.
Madjid Aberdache
