Réouverture de l’abattoir communal

Partager

L’abattoir communal de Tizi Gheniff a rouvert, hier, ses portes, après quelques semaines de fermeture due à des travaux d’aménagement qui y ont été effectuées. Une période de fermeture durant laquelle les bouchers de la daïra de Tizi Gheniff étaient obligés de se déplacer jusqu’à Draâ El Mizan pour procéder à l’abattage de leurs bêtes. En effet, comme nous l’avions rapporté dans l’une de nos précédentes éditions, des opérations d’aménagements et de réhabilitation portés essentiellement sur des travaux de peinture et de  quelques aménagements ont été réalisés, bien que les utilisateurs souhaitaient plutôt une plus grande modernisation et son extension. « Cet abattoir a été réalisé à la fin des années 70 et était situé hors de l’agglomération, alors que maintenant, il se retrouve, avec comme vous le savez, à proximité d’une polyclinique et de dizaines d’habitations et de commerces, ce qui nous gêne et cause des désagréments aux professionnels que nous sommes et aussi aux riverains, de plus il y a danger sur la santé publique dû à l’existence d’un incinérateur, dont les fumées et les odeurs dégagées portent préjudice aux citoyens résidents dans les environs, notamment ceux qui sont asthmatiques », nous déclare un boucher. Pour le premier magistrat de la municipalité M. Saïd Mansour, qui reconnaît la nécessité de délocaliser cet abattoir, la réhabilitation de ce site répond à une urgence, d’autant plus que, situé à l’intérieur de la ville, son aspect plus que lamentable car laissé à l’abandon depuis plusieurs années, ne peut donner qu’une mauvaise image de la cité alors que des efforts sont déployés dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie et, surtout, de l’environnement. « Il est plus que certain que notre APC fait de la délocalisation de cet abattoir communal, qui n’a plus sa place sur son site actuel, l’une de ses priorités, et nous espérons que le projet initié par un privé de réaliser un abattoir moderne puisse aboutir », conclut le maire de Tizi Gheniff.                            

 E. M.

Partager