Dans une déclaration parvenue, avant- hier, à notre rédaction, portant le sceau du comité du village Icheraîouène, relevant de la commune de Tizi Rached, et l’entête du Collectif de soutien à la famille Nechab, il est fait état du « mécontentement général » de la population locale quant au verdict rendu par la cour criminelle de Tizi-Ouzou, le 16 février 2014, dans l’affaire du meurtre du jeune Yacine Nechab. « Concernant la finalité de ce verdict, il a plutôt suscité un mécontentement général au sein de la population, eu égard des zones d’ombre qui l’entourent et ayant donné lieu, par ces lacunes, à l’aboutissement d’un résultat partiel », lit-on dans ledit document. « Pour preuve, nous signalons qu’une altercation s’est déroulée au village Taboukert, lieu du drame, comme par ailleurs, une banderole a été accrochée sur la route de Taboukert où il est réclamé que justice soit rendue et que l’autre assassin soit arrêté. Ce qui prouve, encore une fois, que le verdict finalement prononcé demeure partiel », déclarent les rédacteurs de la déclaration. Rappelons que le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou a condamné le 16 février dernier, à perpétuité M. Nordine, l’un des deux accusés dans l’affaire de l’assassinat du jeune Yacine Nechab, âgé seulement de 21 ans au moment des faits. Quant au deuxième accusé à savoir A. Belaid, il a été acquitté. La jeune victime avait été poignardée à Taboukert, dans la nuit du 12 septembre 2013. Les deux mis en causes, qui buvaient de l’alcool à proximité d’un bar, ont eu une altercation avec la victime, qui était revenu sur les lieux après avoir entendu des insultes proférées à son encontre par les deux individus, et c’est là qu’il recevra un coup de poignard au niveau du cou, d’une profondeur de 12cm, selon l’arrêt de renvoi. Yacine Nechab rendra l’âme, le lendemain, à l’hôpital. Par ailleurs, le comité du village clôturera sa déclaration en soulignant l’engagement et l’esprit de solidarité affirmé par les comités des villages de la daïra de Tizi-Rached et l’élan de solidarité humaine, concrétisé par une grève générale et un sit-in devant la cour criminelle de Tizi-Ouzou. « Cet élan de solidarité humaine prouve, une fois de plus, que notre région n’aspire qu’à vivre en paix. Mais, par contre, elle ne tolèrera jamais l’arbitraire et l’injustice, et sera toujours unie face à toutes les épreuves de cette nature », concluent les rédacteurs.
Karima Talis
