l Tout comme la Centrale syndicale, le Syndicat national des vétérinaires relevant de la Fonction publique a décidé de faire une trêve jusqu’au retour du président de la République au pays. Ainsi, il a décidé de différer la grève générale de cinq jours, prévue pour le 17 de ce mois et dont le préavis a été déposé au niveau de la tutelle le 3 décembre dernier, à une date ultérieure. C’est ce qu’a affirmé hier M. Keddour, secrétaire général du Syndicat des vétérinaires lors d’une conférence de presse organisée au niveau de l’Institut national des vétérinaires à Alger. Cette décision du report émane, souligne l’orateur, du conseil national du syndicat qui s’est réuni dernièrement. “Après concertation, nous avons jugé utile de reporter notre mouvement de protestation et de faire une trêve vu l’état de santé du chef de l’Etat. La décision d’ailleurs a été prise par plus des deux tiers des secrétaires de wilaya », dira Keddour. A la même occasion, ce dernier a rappelé les points constituant leur plate-forme de revendications déposée au niveau du département de Saïd Barkat. Il s’agit notamment de l’application de l’accord de principe convenu le 16 mai dernier entre le syndicat et les ministères del’Agriculture, de la Santé et des Finances, relatif à la révision du régime indemnitaire. Les vétérinaires exigent également de leur tutelle la revalorisation de l’indemnité de l’intéressement et de la contagion. A la question de savoir qu’elle serait la réaction du syndicat quant aux déclarations faites jeudi dernier par le ministre de l’Agriculture dans lesquelles il s’est dit solidaire avec les vétérinaires et compatit à leur problème, le porte-parole du syndicat a fermement dénoncé ces propos tout en s’insurgent contre la « sourde oreille » affichée par leur tutelle.
S. Aït
