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La population nourrit de grandes espérances

Tous les regards sont actuellement braqués vers la région de Dirah ou plus exactement vers cette zone pétrolifère qui pourra, dans un avenir proche, se transformer en un gigantesque chantier et créer des milliers d’emplois au bénéfice d’une population désoeuvrée et sans de réelles ressources. Ce n’est pas de l’intox mais une vérité qui devient de plus en plus palpable du fait qu’un avis d’appel d’offres sera incessamment lancé à l’échelle internationale pour engager des entreprises devant implanter des chantiers de forage pour l’extraction du pétrole au lieu dit Oued-Guetrini dans la région de Dirah, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bouira. Cette zone renferme, en effet, des quantités inestimables de pétrole et son exploitation relève d’une simple décision du ministère de tutelle. Et pour l’heure, cela n’appartient plus au domaine de l’impossible car, depuis la dernière visite de travail et d’inspection dans la wilaya du ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui avait à l’occasion, donné son aval pour entamer des forages dans la dite région, la population qui y vit, enthousiasmée sans doute par le regain d’intérêt exprimé par les responsables du pays à l’égard de ce champ pétrolier, n’a de centre d’intérêt que pour ledit projet et rêve de voir cette vaste partie de la wilaya se métamorphoser en une énorme usine en pleine activité. En effet, l’investissement et la création d’emplois que peut générer l’exploitation du pétrole sur ce vaste site d’environ 5000 km2, s’étendant entre les quatre wilayas voisines en l’occurrence Bouira (Disposant de 80% de la superficie globale du champ), Bordj Bou Arreridj, M’Sila et Médéa, s’apparente à une véritable aubaine pour les citoyens de la région ; longtemps abandonnés au chômage et à la platitude d’une vie monotone et sans goût.Il est utile, en outre, de rappeler ici, que la première découverte de cette matière noire dans la région de Dirah remonte à l’ère coloniale, vers les années cinquante. Mais à l’époque cela n’a pas été considéré comme une grande trouvaille, les regards étaient beaucoup plus polarisés sur l’immensité des champs similaires découverts dans le Sud du pays. Quelques années après l’Indépendance, les autorités algériennes se sont penchées de nouveau sur la question en implantant sur le site quelques chantiers pour extraire le précieux liquide. Actuellement, il existe une quinzaine de puits en exploitation totalisant une production journalière de 50m3. Celle-ci est quotidiennement acheminée vers un réservoir de stockage, situé sur les lieux, d’où elle sera transportée à l’aide de camions citernes vers le dépôt régional de la wilaya de M’Sila, qui se chargera de son côté d’acheminer la matière brute vers la raffinerie la plus proche pour son traitement. En termes de capacités, les bureaux d’études qui se sont relayés sur le site pétrolifère de la région de Dirah, sont convaincus que la région recèle d’énormes richesses pétrolières.L’une des firmes ayant engagé des études sur les lieux a pu découvrir la forte présence du liquide noir sur une superficie qui avoisine les 500 km2. Cette abondance de la matière s’étendant sur des centaines sinon des milliers de kilomètres est sans nul doute la raison la plus valable qui pousse aujourd’hui les responsables du pays à lorgner loin du Sahara et des zones arides en donnant leur feu vert pour de nouvelles expérimentations dans une région à vocation agro-pastorale.Mais en dehors de toute lecture, les populations de ces lieux “riches” qui voient immanquablement leur avenir se construire sur l’industrialisation de la région, ne ratent aucune occasion pour mettre en valeur le projet de forage que compte lancer le gouvernement. “Cela “Le projet ndlr” nous donnera au moins du travail et nous permettra donc de mieux vivre, pour nous et pour les générations futures” Dira simplement un citoyen de Dirah.

Anis S.

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