La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans la commune de Timizart, dans la daïra de Ouaguenoun.
La population locale est au comble du désespoir et de l’exaspération. En effet, moins de 10 jours après le hold-up spectaculaire de l’agence postale sise au chef-lieu, voilà qu’un autre événement, non moins grave, qui vient chambouler de nouveau la quiétude des citoyens du paisible village de Timizart n’Sidi Mansour. Nous avons appris qu’une fille de 11 ans, prénommée Hanane, élève de l’école primaire de Berber, a échappé à une tentative de kidnapping, le jeudi 27 février, aux environs de 7h30, alors qu’elle venait de quitter la maison pour se rendre à l’école. Selon ses oncles, O . Rachid et O. Khelifa, elle n’a dû son salut qu’à un citoyen qui était de passage et qui a surpris les ravisseurs sur le point d’accomplir leur forfait. Selon nos témoins, les malfaiteurs étaient tous cagoulés. Ils étaient venus dans un 4/4 noir. Hanane avait l’habitude de sortir tôt pour rejoindre son école située sur le chemin wilayale n° 6. Or, à cette heure très matinale, la petite ruelle qui mène du village vers le chemin de wilaya est déserte. Selon nos deux sources, la tentative de rapt a eu lieu à une dizaine de mètres de la mosquée de Sidi Mansour. Ayant été surpris par le passant, un vieux monsieur, les ravisseurs ont donc pris la fuite. Hanane fut ensuite accompagnée par son sauveur jusqu’au portail de son école. Les parents de la fille ne furent donc informés de sa mésaventure qu’à son retour de l’école, le soir. En leur racontant ce qu’il lui est arrivé l’élève était encore en état de choc évident. Les parents de Hanane ont immédiatement déposé plainte pour tentative de kidnapping, au niveau de la gendarmerie de Fréha. Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la sécurité en Kabylie, en l’occurrence dans la commune de Timizart. Un habitant de la région nous dira : « Les choses se sont encore aggravées avec cette affaire. La tentative de kidnapping a eu lieu au milieu du village, à quelques pas seulement de la maison de la victime ». De ce fait, la population interpelle plus que jamais les responsables concernés pour mettre fin à cette insécurité qui se généralise et s’amplifie.
Aït Slimane Amazigh

