Béjaïa Bilan des services de la DCP pour l’année 2013 – Plus de 1 727 tonnes de produits alimentaires saisies

Le service de contrôle des prix, de la qualité et de répression des fraudes, relevant de la direction du commerce de Béjaïa, a effectué durant l’exercice 2013, pas moins de 19 000 interventions sur le terrain.

Celles-ci se sont soldées par l’établissement de quelques 6 449 procès verbaux d’infraction au code du commerce, selon le bilan annuel établi par les services de la DCP. Sur ces 6 449 PV établis, 6 057 ont été transférés à la justice pour des poursuites judiciaires contre les commerçants contrevenants, a-t-on précisé. Les infractions relevées par les brigades de la DCP ont trait, notamment, au défaut d’étiquetage, à l’exercice d’une activité commerciale sans registre de commerce, au manque d’hygiène, à la vente de produits avariés et au défaut de facturation. Dans ce sillage, le bilan de la DCP fait état d’un défaut de facturation, enregistré en 2013, s’élevant à 67 148 702 06 DA. Ce montant financier qui échappe au fisc, représente une énorme perte à l’économie locale et au trésor public, a-t-on déploré. Par ailleurs, les interventions des services de la DCP, à travers les différentes localités de la wilaya, ont permis la saisie d’une importante quantité de produits alimentaires impropres à la consommation, laquelle a été estimée à 1 727, 568 tonnes. En outre, les services de contrôle des prix, de la qualité et de la répression des fraudes, de la DCP de Béjaia ont dressé des PV de fermeture administrative à l’encontre de 475 propriétaires de locaux commerciaux. Les commerçants, ainsi notifiés, exercent notamment dans le commerce de détail de l’alimentation générale et dans la vente de confiserie orientale et de pâtisserie. La DCP reproche à ces commerçants indélicats le manque d’hygiène et la commercialisation de produits alimentaires avariés, a-t-on souligné. Dans un autre chapitre, le service de la DCP, qui se dit soucieux de protéger la santé des consommateurs, informe les commerçants contrevenants, tels les vendeurs de pain sur les trottoirs, ceux qui exposent au soleil des produits alimentaires, notamment le lait, et les marchands qui font fi des principes élémentaires d’hygiène de son intransigeance.

Boualem Slimani