Il était à peine neuf heures. On frappe à la porte de notre bureau. On ouvre… Derrière la porte, une femme lourdement essoufflée peine à articuler. Nous l’invitons à s’asseoir, le temps de reprendre son souffle. Lentement, très lentement, elle porte à sa bouche le verre d’eau que nous lui offrons. Un quart d’heure après, elle finit par parler en s’efforçant de dessiner un sourire. Elle s’embourba dans des excuses, avant de dire : “On m’a dit que vous pouvez m’aider”. Nous essayâmes de comprendre de quelle manière nous pourrons l’aider. Alors, sans avertir, elle soulèva sa robe. L’image était insoutenable. Notre secrétaire éclata carrément en larmes. Le ventre de notre hôte est cicatrisé dans tous les sens. Il traîne carrément par terre, lorsqu’elle ne le tient pas dans ses mains. Elle, c’est Kh. Fatima. Elle a 57 ans, elle en parait beaucoup plus. Mari décédé, elle “survit” seule avec son fils, à Bouira. Na Fatima nous a expliqué, sur fond de sanglots, sa souffrance au quotidien. Les médecins lui aurait expliqué qu’une intervention chirurgicale pour la débarrasser du “boulet” est impossible : elle risquerait la mort… mais peut être que la médecine pourrait alléger sa douleur. “Je bénéficie de 1000 DA par mois pour mes médicament et le couffin de ramadahan, et ce, une fois par année”, nous a-t-elle répondu, lorsque nous lui avons parlé de ses ressources. Elle remercie ses voisins et “El moumnin (les âmes charitables) “grâce auxquels elle ne meurt pas de faim. Na Fatima ne cache pas sa peur de se voir “expulser” de son appartement pour lequel elle n’arrive pas à s’acquitter du loyer. “Mes dettes avoisines les 50 000,00 DA”, a-t-elle expliqué.Na Fatima a besoin d’aide.Nous invitons les âmes charitables qui veulent venir à son secours de contacter notre bureau de Bouira.
T.O.A.
