Depuis plusieurs mois, la ville d’El Hachimia et les localités avoisinantes sont envahies par des meutes de chiens. De jour comme de nuit, les nouveaux bâtiments, les terrains vagues, les rues et venelles pullulent de chiens errants. Les coins les plus prisés par ces bêtes sont incontestablement les poubelles et les tas d’immondices qui parsèment la ville et les villages limitrophes. Les sacs d’ordures ménagères éventrés, les grands bacs d’ordures non évacués à temps par les services de l’APC ainsi que les monticules de rejets issus du marché hebdomadaire de la ville, constituent le «plat» quotidien et apparemment interminable, de dizaines de chiens, lesquels constituent un véritable danger pour la sécurité des habitants et particulièrement des jeunes élèves qui font parfois plusieurs centaines de mètres pour arriver à leurs classes. Une grande partie de ces meutes élisent domicile dans le terrain vague attenant au siège de daïra. Dans une situation d’absence totale d’éclairage public dans cet espace, les familles habitant dans les environs, en bas de la cité des 104 logements, se trouvent menacées quotidiennement par les chiens errants dont le nombre se multiplie chaque jour. Il en est de même à la sortie de la ville d’El Hachimia, sur le CW97 allant à Aïn Bessem. La piste desservant à partir de cette route le hameau des Metidji, sur 3 km, est la destination privilégiée de plusieurs dizaines de chiens errants. Les jeunes enfants, qui se rendent chaque jour à pied à l’école et qui sortent très tôt, presque en pleine nuit, font chaque jour face à ces meutes de chiens pour lesquelles les autorités locales n’ont envisagé jusqu’ici aucune solution. Les citoyens d’El Hachimia, S’dara, Ouled Saâdi, Ahl R’gueb et Hammam Ksenna ont exprimé à plusieurs reprises, leur crainte et leur colère face à cette situation qui dure depuis plusieurs années. Les autorités locales et les services de la wilaya sont interpellés pour organiser des battues, comme cela se faisait dans les années 1980, pour mettre un terme à la menace que font peser les chiens errants sur la santé et la vie des populations. Sur un autre plan, il y a lieu de veiller à l’hygiène et à la propreté des quartiers de la ville, en enlevant à temps les ordures ménagères qui attirent aussi bien les chiens que les chats et les rats, voire de grosses taupes.
N. M. Taous