Dans le cadre de la célébration de la journée nationale des personnes handicapées, laquelle coïncide avec le 14 mars de chaque année, les autorités locales de la wilaya de Bouira, à leur tête le wali, Nacer Maskri, ainsi que le DAS de Bouira, M. Bentarcha, ont rendu visite, jeudi dernier, aux enfants du centre de rééducation pour mineurs de la commune d’Ain Laaloui. Cet établissement offre à ses pensionnaires, notamment les enfants atteints d’handicap moteur ou mental, la possibilité de s’épanouir et de s’ouvrir au monde extérieur, en leur prodiguant un enseignement et une scolarité adaptés, mais aussi, par le biais d’activités diverses et variées. Parmi celles-ci, l’apprentissage aux arts culinaires et la pâtisserie et également la formation aux métiers de l’ébénisterie et de la menuiserie. Le wali a souligné la « nécessité et le devoir » de l’Etat vis-à-vis de cette frange de la société. « Il ne faut pas laisser cette frange de la population en marge de la société. L’Etat se doit d’apporter une aide conséquente à ces personnes », indiquera M. Maskri, avant d’ajouter : « Peut-être que peu de gens le savent, mais parmi cette catégorie (handicapés, Ndlr), il y a des personnes très qualifiées. Il n’est pas rare de trouver des diplômés, mais aussi de gens avec un talent inexploité. C’est notre rôle d’accompagner et de faire émerger cette frange qui n’a rien à envier aux personnes dites valides, bien au contraire !». De son côté le directeur de l’action sociale (DAS) de Bouira, exposera un bref état des lieux de son secteur, notamment pour ce qui est des personnes à mobilité réduite. Ainsi, l’on apprendra que la wilaya de Bouira totalise 18 481 personnes handicapées, dont 8 260 handicapés mentaux, 5 929 handicapés moteurs, 2659 atteints de cécité totale ou partielle et 1 236 sourds-muets. A ces personnes, les services de la DAS de Bouira ont dédié d’octroyer une enveloppe budgétaire qui avoisine les 235 millions de DA/an. Sur le plan des structures d’accueil, Bouira comptabilise sept (07) établissements, répartis dans les trois communes d’Ain Bessam, de Ain Laaloui et du chef-lieu de la wilaya. M. Bentarcha, soulignera que trois autres structures sont projets, il s’agit d’une école pour sourds-muets à Sour El Ghozlane et de deux centres psychopédagogique, respectivement à Lakhdaria et M’Chedallah.
R. B.
