Le centre-ville étouffe

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La transformation de la région de Oued El Berdi, avec un prolongement sur le territoire d’El Hachimia en pôle minier depuis une dizaine d’années, n’a pas été sans conséquence sur l’état des routes et le rythme de la circulation. En effet, tous les chemins de wilaya, chemins communaux ou vicinaux, sont investis par les gros tonnages venant de toutes les wilayas du centre et même parfois de wilayas éloignées, pour s’approvisionner auprès de la dizaine de carrières qui parsèment le territoire des deux communes, à savoir Oued El Berdi et El Hachimia. Outre les défoncements de la chaussée qu’ils provoquent, ces camions ne cessent de semer sur la route une partie des produits qu’ils transportent: gravier, sable de carrière, tout-venant, tuf… etc., au point de mettre en danger de dérapage les véhicules circulant sur ces axes. En hiver, ces produits, en se mêlent à la boue collant aux roues des tracteurs agricoles, créent de véritables bourbiers par endroits et pendant les jours ensoleillés, cela se transforme en poussière dominant toute l’atmosphère, à la manière des tempêtes de sable.  Le petit centre-ville de Oued El Berdi, constitué de quelques quartiers en formation et abritant quelque 2 000 habitants, a le « malheur » de se trouver sur la voie de débardage des produits de carrière. La route qui le traverse aboutit directement à l’autoroute Est-Ouest au lieu-dit Sonda. La circulation des poids lourds, chargés des produits de carrière et se rendant sur Boumerdès, Tizi-Ouzou, Béjaïa ou Bordj Bou-Arréridj, généralement en surcharge par rapport à leur tonnage légalement admis, donne au centre-ville de Oued El Berdi l’aspect d’un manège incessant. Aux premières heures de la matinée, lorsque les transports scolaires et les fourgons de transport s’ébranlent vers leurs destinations, la présence des poids lourds bloque   complètement la circulation pendant plusieurs quarts d’heures. Les choses se sont encore compliquées davantage après l’installation, la semaine passée, de trois nouveaux dos-d’âne. Il arrive que, entre ces derniers ouvrages mal construits, une vingtaine de camions s’immobilisent complètement, alignés pare-choc contre pare-choc. Outre les désagréments sonores et d’engorgement crées dans ce modeste centre-ville, les conséquences les moins admissibles sont les retards dont souffrent les travailleurs et les fonctionnaires pour arriver à leurs postes, sachant que la route Oued El Berdi-Bouira est le réceptacle de centaines, voire de milliers de véhicules venant de Sour El Ghozlane, Sidi Aïssa et du grand Sud algérien.          

N. M. Taous

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