l Poursuivant les travaux de la troisième session ordinaire de l’APW, laissée ouverte depuis le 28 novembre dernier, les élus de l’Assemblée concernée ont abordé hier au siège de la wilaya de Boumerdès “l’épineuse question de la construction sur des terres agricoles”.Finalement, la majorité des membres de la dite assemblée, a voté pour le projet de réalisation de 4 370 logements sociaux sur des assiettes foncières amputées à la surface agricole utile. La superficie rurale qu’on projette d’urbaniser — bien qu’elle soit fertile — est de 64,20ha pour le logement social alors que d’autres équipements publics seront aménagés sur 31,64ha.La commission chargée du suivi de ce dossier a conclu, suite à des visites effectuées dans les sites proposés entres autres, ceux de Hamadi, Bordj Menaïel, Zemmouri, Si Mustapha et Corso, qu’il n’y a pratiquement pas d’autres alternatives pour réaliser d’autres quotas de logements que de transformer ces terres agricoles. Elle se ressaisit apparemment en recommandant la protection du reste des superficies agricoles contre l’urbanisation anarchique.Dans cette optique de nombreux élus ont insisté sur la nécessité de démanteler les chalets, du moins dans certains sites, dont les occupants ont été relogés dans des bâtiments en dur. La surface gagnée sera impérativement utilisée pour des besoins purement économiques, a-t-on expliqué en substance.Pour rappel, la construction postséisme a eu lieu au niveau d’une centaine de sites, dans la wilaya de Boumerdès. Et si l’on ajoute la dernière surface agricole concédée à l’urbanisation lors de cette session on aura donc au total une superficie fertile globale de 495ha, sacrifiée depuis l’été 2003.
Salim Haddou
