Vers un rassemblement national à Alger…

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Les travailleurs du pré emploi et du filet social ne décolèrent pas. En effet, ils appellent à l’organisation d’un rassemblement national, dimanche prochain, à Alger. Le comité national des travailleurs du pré emploi et du filet social, affilié au syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), appelle à une participation « massive », lors de cette énième action de protestation, « afin de pousser les autorités publiques à ouvrir la porte du dialogue et à répondre favorablement aux revendications légitimes des travailleurs », lit-on dans le communiqué rendu public par ladite organisation syndicale. Les protestataires appellent, également, à la mise en application de la loi stipulant de rabaisser l’âge de départ en retraite, et de mettre fin à la politique du travail précaire. La même organisation syndicale met avant « l’intégration de tous les contractuels du pré emploi dans des postes de travail permanents, la comptabilisation des années d’exercice à l’expérience professionnelle et à la retraite, ainsi que le gel des concours de recrutement ». Le comité a tenu à dénoncer la situation sociale « lamentable » des contractuels, dont les salaires sont souvent au-dessous du SNMG, notamment les travailleurs du filet social « qui touchent des salaires de 3000 DA par mois », a noté la même source.  Par ailleurs, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, avait annoncé au mois de janvier passé que son département compte soumettre un projet d’emploi en faveur des jeunes. Il s’agit du « contrat premier emploi jeune », qui est un dispositif d’emploi qui va remplacer l’actuel dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP).  Selon le ministre, ce nouveau dispositif portera sur de nouveaux avantages pour les jeunes, notamment en ce qui concerne la retraite et la sécurité sociale. De son côté le membre du comité des travailleurs du pré emploi, Idriss Mekidèche, a estimé que son organisation syndicale rejette catégoriquement ce dispositif, le classant dans le cadre de « la politique de bricolage », a-t-il dit.

Samira Saïdj

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