La commune d’El Kseur, forcée par le destin, a été privée de son assemblée élue depuis les événements du printemps noir. Elle renoue à présent tout comme les communes voisines avec ses traditions électorales et les aspects politiques dictés par la conjoncture. Onze élus représentant les courants politiques de la commune adhérent aux choix aigüs d’une population marquée par la pauvreté, le chômage et le malaise social. Dans cette perspective, l’équipe investie pour gérer et fertiliser les énergies, semble être animée d’une volonté réelle de mettre un terme aux aspects négatifs et redonner espoir aux citoyens sans cesse exigeants et dont la loyauté est de mise. La remise à niveau de cette commune, comme au niveau national, très investie au niveau régional, exige volonté et fermeté de la part de tout un chacun. La commune d’El Kseur, connue pour avoir été le berceau de la grande révolution de novembre et ses luttes pour la liberté et la démocratie, semble avoir été délaissée à bien des égards. La masse de problèmes liée à l’actif et au passif de cette nouvelle assemblée exige, dès lors, une médiation politique de recherche très approfondie, une participation à cautionner la paix sociale et le développement; népotisme, la hogra et les maux sociaux resteront les maîtres-mots de nos administrés souvent restés en dehors des débats ou tout simplement ignorés. La commune d’El Kseur, en terme d’histoire, s’inscrit donc dans un programme d’avenir et son caractère universel. Pôle d’excellence et de valeurs intellectuelles, elles aura besoin de tous ses enfants, ses femmes et ses hommes pour combattre l’ennemi commun, la pauvreté, le chômage et le sous développement. M. Belaïd Abderrahmane, dit Hadj H’manou, est élu président de l’assemblée populaire communale par la condition d’âge. Contacté, il nous livre ses intentions présentes et futures. Le nouveau maire, connu pour sa sagesse et ses valeurs intellectuelles, ne semble pas avoir d’adversaires politiques. Son investiture restera marquée par un programme de travail tourné vers l’avenir et la réflexion collective, éliminant au passage toute source de confusion : relancer dans les débats l’acte de plaisir et de fraternité, signes de création et de richesse au bénéfice du citoyen. Sitôt installé, il devait procéder à la désignation de l’exécutif et des différentes commissions. L’assemblée populaire communale, dans sa composante politique peut déjà aborder ses chantiers dans la confiance et la responsabilité dont elle est investie. La visite du maire à toutes les structures administratives locales et services techniques a permis de renouer avec les traditions. Ses orientations à l’égard des services ont été appréciées et le décloisonnement a fini par redonner confiance aux responsables dans leur gestion quotidienne des affaires publiques. M. Belaïd fait montre de beaucoup de confiance en l’avenir. Il est maire de la célèbre et historique commune d’El Kseur, mais aussi l’homme matinal qui, de sa voix douce et amplifiée, rappelle les fidèles à la prière de l’aube. Sa devise : « Mettons en commun ce qui nous entoure et enrichissons-nous de nos mutuelles différences ».
Meziane Kedjat
