La commune de Béni Douala, à 17 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, vient de bénéficier, dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, d’un quota de 110 unités pour l’année en cours, a-t-on appris du M. Hadef Madjid, le P/APC. Ce quota a été jugé par ce responsable de dérisoire, compte tenu du nombre de demandes au niveau des services de la mairie. « Les 110 aides à l’auto construction dont notre municipalité vient bénéficier sont insuffisantes et ne répond pas au nombre de demandes des citoyens intéressés par cette formule, reçues au niveau du service d’urbanisme de la commune, qui est de 1 288», dira l’édile communal. Interrogé sur le mouvement de protestation observé mercredi dernier, notre interlocuteur affirme que la commune avait bénéficié durant l’année écoulée, d’un quota de 50 aides à l’habitat rural. Les quatre jeunes manifestants sont dans leur droit de protester contre le retard mis pour le traitement de leurs dossiers et de réclamer des informations sur son état d’avancement. « Ils ont fermé le siège de la mairie pendant plus d’une heure. On leur a expliqué que ce retard est dû à la nouvelle procédure, puisque le dossier passe par l’APC, puis la daïra avant d’arriver à la DLEP et la CNL, avant que la décision finale ne soit établie. Ces manifestants ont été compréhensif et le problème a été réglé », a-t-il confirmé. Le maire ajoutera : « Les villageois sont intéressés par à cette formule d’aide à l’habitat rural, surtout que l’on sait qu’il suffit maintenant juste d’obtenir un permis de construction pour voir la première tranche, estimée à 28 millions de centimes, accordée. Quant à la deuxième tranche, elle sera versée dés que la première tranche des travaux et achevée ». M Hadef souligne que sa commune a bénéficié de 2005 à 2014 de 1483 aides et conclura : « L’aide à l’habitat rural reste l’unique formule capable de résoudre le problème de l’habitat précaire dans les villages, en l’absence de foncier pour la réalisation des logements ».
A. G.
