Malgré l’injection dans le marché pétrolier de 500.000 barils par jour (b/j) pour porter la production Opep à 27,5 millions b/j, une décision prise ce mercredi par le cartel, le cours n’a baissé que de 6 cents pour se fixer à 56,5 dollars clôturer vendredi.Après avoir dépassé les 57 dollars, le prix du pétrole pour livraison en avril a reculé à 56,40 dollars le baril et sur le marché de Londres, le brent de la mer du Nord qui avait atteint les 56 dollars a terminé à 55,05. En outre, le prix officiel du panier de l’Opep, moyenne de sept bruts mondiaux, a établi jeudi un nouveau record depuis sa création dans les années 1980, à 51,76 USD le baril.Le marché est loin d’en avoir fini avec les records historiques, alors que la demande menace de surpasser l’offre plus tard cette année, constatent certains analystes pour qui le spectre d’une pénurie au quatrième trimestre de cette année comment à se dessiner. En dépit de stocks de brut relativement sains, le marché s’inquiète « parce qu’il y a des restrictions de capacités tout au long de la chaîne d’approvisionnement ». En effet, l’on considère aussi que la production a presque atteint son niveau maximal. Du coup, les capacités supplémentaires des oléoducs et des pétroliers sont pratiquement à zéro, et une fois que le brut arrive sur le marché, il y a un goulet d’étranglement au niveau des raffineries.Selon le ministre vénézuélien de l’Energie, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pourrait ne pas réussir à calmer le cours du pétrole, car ses membres pourraient ne pas être en mesure de produire beaucoup plus. Il ajoutera que « le manque de capacités excédentaires de production suscite l’inquiétude du marché ». L’OPEP, qui fournit environ 40% du pétrole mondial, a décidé mercredi d’augmenter son plafond de production de 500 000 barils par jour, et reste ouverte à la possibilité d’effectuer une autre augmentation du même ordre si nécessaire. Toutefois, la décision de l’OPEP d’augmenter sa production a eu peu d’impact sur le marché de l’énergie. Les experts considèrent que les prix ne cesseront de s’envoler à moins que la demande ne ralentisse. Certains ont même estimé que le marché se dirigeait actuellement vers un cours de 60 dollars le baril.
Sabrina Bouras
