Mizrana : Ils réclament leur part de développement – Les villageois de Ouatouba ferment la daïra

Les villageois de Ouatouba, dans la commune de Mizrana, à une quarantaine de kilomètres au nord du chef-lieu de Tizi-Ouzou, ont fermé hier, le siège de la daïra de Tigzirt, pour réclamer leur part de développement. En effet, le siège de la daïra de Tigzirt, devant lequel un sit-in a été organisé a été bloqué durant toute la matinée d’hier. Se plaignant de la marginalisation de leur localité les protestataires ont cité le problème de l’impraticabilité des routes reliant leur village aux autres régions. Ils affirment que le village est oublié et qu’il n’a pas bénéficié de projets élémentaires pour son développement. «Une étude retraçant les besoins des habitants a été réalisée en 2007, afin d’y remédier à la situation, dans le cadre du développement rural, mais depuis rien n’a été réalisé. Notre village est de plus en plus délaissé», nous dit-on. Une situation qui a provoqué le courroux des villageois, notamment les jeunes de la région qui se sentent lésés. D’après eux, le réseau de distribution d’eau potable a été réhabilité dernièrement. Une aubaine donc pour les citoyens qui ont connu, pendant une longue période, le problème du manque de ce liquide précieux engendré par la détérioration du réseau d’AEP. Des compteurs avaient par la même occasion été placés pour chaque foyer. Mais ce qui a surpris les villageois, c’est le fait que les factures d’eau qu’ils ont reçues sont calculées avec effet rétroactif. «Nous sommes obligés de payer ce que nous n’avons pas consommé», nous déclare-t-on. Les protestataires se sont plaints également de l’isolement de leur village du reste du monde, faute de raccordement au réseau de téléphonie fixe et à celui de l’Internet. «Nous voulons par cette action de protestation attirer l’attention des autorités locales pour améliorer notre cadre de vie», soulignent-ils.

 T. C.