Campagne électorale – Loin de l’ambiance d’antan à Bouira…

La campagne électorale pour les présidentielles du 17 avril prochain, qui en est à sa deuxième semaine, peine à décoller. Dans la wilaya de Bouira, la première semaine a été des plus timides. Sur le plan de l’animation, et en dehors du chef-lieu de wilaya, les grandes agglomérations, les villes et villages n’ont vu l’organisation d’aucune activité politique ou partisane. De Lakhdaria à M’Chedallah, en passant par Ain Bessam, le terrain est désespérément déserté par les représentants et soutiens locaux des candidats aux présidentielles. En effet, et à l’exception des soutiens de Bouteflika, qui, pour rappel, ont animé conjointement un meeting populaire, jeudi dernier, dans la localité d’El Hachimia, aucun représentant des cinq autres candidats ne s’est manifesté sur le terrain, durant cette première semaine de campagne. Une rencontre avait été programmée, jeudi dernier, par les partisans du candidat Benflis à Ain Bessam, mais celle-ci a été annulée au dernier moment. Au chef-lieu de wilaya, les partisans de Bouteflika ont été les plus actifs durant le début de la campagne électorale. Ils en sont à leur deuxième meeting électoral. Après la rencontre animée par les SG du MPA et TAJ à la maison de la culture Ali Zamoum, une deuxième rencontre avait eu lieu au niveau de l’ODEJ. Initiée, celle-ci, par la section locale de l’UNFA et animée par les membres le comité local du soutien au candidat Bouteflika. Côté affichage, les placards publicitaires prévus à cet effet sont restés vierges. Point de portraits des candidats Rebaïne, Touati, Louiza Hanoune et Abdelaziz Belaid. Seuls ceux de Bouteflika et de Benflis ont été affichés. Ceci dit, quand cet affichage existe, il est anarchique. Au niveau des QG de campagnes, du moins celles installées au centre-ville, à savoir celles de Bouteflika et Benflis, l’ambiance a quelque peu baissé d’un cran, comparativement aux premiers jours du lancement officiel de la campagne. Seuls les plus fidèles des soutiens s’aventurent encore dans ces locaux transformés, durant les premiers jours, en salles de fêtes.

Dj. M.