Les prix prennent l’ascenseur

Les commerçants et leurs fournisseurs, sans doute, n’attendaient que l’aubaine du mauvais temps et de la vague de froid qui s’abattent sur le pays, depuis quelques jours, pour augmenter sans trop tarder les prix des produits alimentaires et ceux des fuits et légumes, en particulier. En effet, une petite tournée dans les marchés de la ville de Bouira nous a permis de constater cette envolée inexpliquée de la mercuriale, et dont les marchands eux-mêmes n’arrivent pas à lui trouver des raisons convaincantes. Ceci dit, par le passé le consommateur trouvait toujours une petite explication pour les petites et les grandes augmentations des produits alimentaires. Routes ou circulation bloquées, intempéries et chutes importantes de neige paralysant toutes activités sont toujours des arguments à mettre sur le compte du pourquoi de la hausse des prix. Mais à ce jour et en dépit du mauvais temps qui sévit depuis plus d’une semaine, les routes notamment à grande circulation reliant les quatre coins du pays sont toujours fluides et la neige n’est pas descendue en-dessous de 900 mètres pour réduire à néant le dynamisme social et commercial ; alors il n’y a aucune raison à retenir sur ce plan là et les véritables motifs de ce nouveau affichage des prix sont donc à déceler ailleurs. Chez les marchands, ce sont les légumes qui connaissent actuellement une augmentation qui va parfois jusqu’au double du prix pratiqué habituellement. Avant ce jour, les poivrons et les courgettes livrés respectivement à 50 et 25 DA sont maintenant vendus à 100 et 90 DA le kilogramme. Les pommes de terre, les carottes, les oignons, la salade et même les fenouils ont connu eux aussi une ascension de prix allant de 05 à 20 DA. De même, les fuits tels que les bananes, les pommes et autres agrumes n’ont pas été épargnés par la cupidité des adeptes du gain facile et la rapacité de ceux parmi les commerçant qui ne ratent aucune opportunité pour venir à bout du consommateur. Néanmoins, et si les citoyens rencontrés entre les étals s’indignent de cet état des choses qui n’obéit vraisemblablement à aucun raisonnement logique, selon la majorité d’entre-eux, pour les marchands, par contre, la principale cause de cette envolée des prix est à chercher du côté des agriculteurs ou des fournisseurs eux-mêmes car « Notre marge de bénéfice n’a connu aucune augmentation. Le prix de vente est calculé, comme tout le monde le sait, en fonction du prix d’achat », nous répond un commerçant exerçant au niveau du marché des fruits et légumes jouxtant la gare routière de Bouira.

Anis. S.