Quatre élus FLN de l’APC d’Akbou ont décidé dernièrement de démissionner de l’exécutif communal, en signe de contestation contre «le mépris» affiché à leur encontre par le maire. Les démissionnaires ne sont autres que le vice-président chargé de l’hygiène, de la voirie, de la santé et de l’environnement, le vice-président chargé de l’équipement et de la logistique, le président de la commission d’hygiène, voirie, santé et environnement et enfin le membre permanent de la commission de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. Tous ont déposé leur démission, au cours de la semaine dernière et déclarent «se retirer définitivement de l’alliance formant l’exécutif de l’assemblée populaire d’Akbou». Une claque pour l’actuel maire d’Akbou. Encore une fois, Abderrahmane Bensbaâ perd la majorité et se retrouve avec un exécutif déchiré. Les quatre élus du FLN se sont retirés de l’APC d’Akbou à cause, dira M. Iskounène, le président de la Kasma d’Akbou et vice P/APC, de «la mauvaise gestion et la situation catastrophique dans la gestion de la commune d’Akbou». La décision est prise, suite au «non-respect des engagements pris, ainsi qu’au mépris affiché envers toutes nos requêtes», écrivent-ils dans une lettre transmise au P/APC. Selon M. Iskounène, la dernière requête en date est celle du 23 mars et concerne des réserves exprimées envers les méthodes de gestion de l’APC, elle est restée lettre morte, à ce jour. Ainsi, le 12 mars dernier, une réunion d’urgence, regroupant l’ensemble des élus du FLN, a eu lieu pour débattre de la situation de la commune. Durant cette réunion d’urgence, les quatre membres de l’exécutif ont tiré la sonnette d’alarme et ont établi un constat «accablant» sur la gestion des affaires de l’APC. Ils y ont notamment constaté le mauvais état des relations et la dégradation de l’atmosphère de travail au niveau de la composante de la coalition. Ils reviennent également sur «l’ambiguïté» et «l’absence de transparence et de stabilité» s’agissant des mécanismes de travail dans la commune. Il y a, disent-ils, un non-respect du code communal, dénonçant les décisions prises par le maire, sans concertation avec l’ensemble des élus et d’une façon «unilatérale». Dans le procès-verbal de réunion dont nous détenons une copie, les élus de l’ex-Parti unique dénoncent l’usage de certains fonctionnaires de la mairie et l’usage de biens publics pour des affaires personnelles. Les crises à répétition qui secouent la commune d’Akbou ont sérieusement impacté le train du développement avec, comme effet d’entraînement, pas moins de 80% des projets communaux, inscrits lors de l’approbation du BP 2014, qui sont en état de stand-by.
Menad Chalal
