Même les jeunes ne sont pas épargnés

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L’accident vasculaire cérébral représente le premier motif d’hospitalisation au service neurologie du CHU Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou.

Les femmes restent, de loin, la catégorie la plus atteinte, avec plus de 60% des cas d’hospitalisation. Les jeunes ne sont pas, non plus épargnés. Bien que la maladie de l’AVC continue de faire des dégâts parmi les sujets de plus de 80 ans, dont les risques de mortalité sont très élevés, il n’en demeure pas moins qu’elle prend une tendance à toucher des patients moins âgés. Les récentes études effectuées au niveau du CHU de Tizi-Ouzou font ressortir des cas de personnes âgées de moins de 50 ans qui en ont été victimes. Si les accidents vasculaires cérébraux de type ischémique demeurent supérieurs, en nombre, à ceux de type hémorragique, qui, au demeurant, est considéré comme foudroyant dans la plupart des cas, les séquelles qu’engendrent dans le cas de la survie du sujet attaqué sont irréversibles. Rien que pour le premier cas, la durée de convalescence, pour réparer ou minimiser les séquelles, est de six mois, avec un régime et des règles draconiens, si l’on veut éviter la récidive. Celle-ci, affirme les spécialistes, est rarement clémente pour le malade qui succombe généralement dans les 48 heures qui suivent l’attaque. Les principaux facteurs de risque demeurent, néanmoins, les mêmes, affirme le Dr Kamel Zenaïdi, médecin chef de service des urgences médicales au CHU de Tizi-Ouzou. «Tous les malades que nous recevons aux urgences pour des AVC, qu’ils soient ischémiques ou hémorragiques, présentent les même facteurs déclencheurs, à savoir l’hypertension artérielle, suivie du diabète avec une proportion n’excédant pas plus de 40%», précise le médecin. Celui-ci souligne qu’entre début septembre et fin novembre 2013, ses services ont recensé 42 cas d’admission durant cette période, contre 65 sujets deux mois plutôt. Durant la période des chaleurs, les urgences ont eu à recevoir, entre autres malades atteint d’AVC, une personne de moins de 45 ans, et trois autres de moins de 55 ans, dont deux d’entre elles ont eu un AVC hémorragique. «L’on a noté à cette période d’été une nette prédominance de l’AVC ischémique chez les patients âgés entre 65 et 84 ans, mais la différence d’âge est moins nette pour les autres tranches d’âge, en ce sens qu’elle a touché en nombre à presque égal, les différentes tranches d’âges inférieures à 65 ans», notera le Dr Zenaïdi. Pour ce médecin, ses collègues du service ont remarqué que la totalité des facteurs de risque étaient plus souvent impliqués dans la survenue de l’AVC ischémique que de l’hémorragique, notamment pour le facteur lié au diabète et à la fibrillation atriale, c’est-à-dire, à l’atteinte au rythme cardiaque. Douze patients, ayant été admis durant la période de juillet à septembre 2013 aux urgences médicales de ce CHU, sont atteints de pathologie cardiaque, dont trois ont été victimes d’un AVC hémorragique. Trente six autres présentaient une hypertension artérielle, 18 étaient diabétiques, huit étaient des fumeurs et huit autres consommaient de l’alcool. Autant dire, note-on, que les AVC, notamment hémorragiques, peuvent être causées par l’excès du tabac et/ou de l’alcool. Et ce sont ces deux facteurs qui grossissent, depuis quelques années, les statistiques des personnes atteintes d’un AVC ou un IDM (infarctus du myocarde), âgées de moins de 45 ans.

M.A.T.

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