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«Le FFS se porte bien»

Une conférence-débat sur les mécanismes de la transition a été organisé hier, au niveau de la section locale du Front des Forces Socialistes d’Ait Yahia, fief du président d’honneur de parti, Hocine Ait Ahmed.

Cette conférence, à laquelle ont assisté des militants, des sympathisants et de simples citoyens, a été animée par M. Hocine Haroun, membre de conseil national, et Farid Bouaziz, fédéral de Tizi-Ouzou. Ainsi, et après une brève allocution de M. Ait Kaci, responsable de la section locale, la parole fût donnée au fédéral de Tizi-Ouzou qui a rendu un vibrant hommage aux martyres de la révolution, de 1963 et de la démocratie. Le conférencier expliquera que l’Algérie traverse une conjoncture extrêmement difficile, à la veille de cette élection présidentielle. Par ailleurs Bouaziz a déclaré que «le FFS se porte très bien. Nous sommes un parti de convictions et de principes. Notre espoir est de changer ce système pacifiquement, à travers une transition qui permettrait de construire de vraies institutions démocratiques». De son côté Hocine Haroun n’a pas omis de rappeler que cette élection présidentielle du 17 avril prochain, constitue une étape cruciale pour le régime pour perdurer encore, mais n’a pas une importance particulière pour son parti. «Au FFS, nous sommes convaincus que c’est après le 17 avril que le véritable combat commencera, celui d’établir un consensus national qui permettrait à toutes les forces vives du pays d’exprimer librement leurs idées ». Abordant le sujet de la transition, M. Haroun déclarera que «c’est le FFS qui a appelé en premier à une transition, et aujourd’hui, nous sommes contents que notre idée ait trouvé un écho favorable auprès d’autres forces politiques». Le conférencier est revenu également sur le «Ni-ni» adopté par le Conseil national pour les élections présidentielles. Dans ce sillage, l’hôte d’Ait Yahia dira : «C’est une décision sage que le conseil a pris après un débat ouvert. Nous suivons toujours la ligne de notre guide, Hocine Ait Ahmed, une icône en démocratie, qui a toujours milité pour une Algérie libre et démocratique. Aujourd’hui, il est temps de passer à une deuxième République, chose que nous revendiquons depuis plusieurs années, et qui renvient aujourd’hui dans la bouche de plusieurs personnalités politiques, chose qui nous pousse à dire qu’il y a un consensus sur la nécessité d’un changement».Par la suite, le débat a été ouvert à l’ensemble des présents qui ont pu poser toutes les questions sur l’actualité du parti et du pays.

Slimane Ben Addi

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