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Insécurité à la polyclinique !

Ce centre de santé érigé au rang de polyclinique, a bénéficié de moyens considérables ( mise en service de la radiologie et du laboratoire d’analyses médicales), mais force est de constater qu’il manque de sécurité en comparaison avec les nombreuses autres structures, éparpillées sur tout le territoire de la wilaya.

Dans une virée sur les lieux, nous avons appris que les agents de sécurité étaient en nombre insuffisant et ne pouvait dans certains cas être efficaces.  » Trois agents qui assuraient l’entretien et la sécurité dans le même temps, sont partis en retraite ; ils n’ont pas été remplacés. Nous avons souvent affaire à des cas de dépassement, ça commence de façon verbale pour ensuite dégénérer de manière pas possible. Personne ne peut intervenir, d’autant plus qu’au chef-lieu la sûreté semi-urbaine n’est pas opérationnelle », nous confiera une source proche de cette structure, sous couvert d’anonymat. Pis encore, juste à côté la maternité est, elle aussi, dépourvue d’agents de sécurité  » alors qu’elle reste ouverte de jour comme de nuit. Les sages-femmes font quelquefois face à des comportements inadmissibles de la part de certains visiteurs », ajoutera la même source. L’autre manque est celui des urgences. Etant une polyclinique, elle n’assure pas de service de nuit. Les patients doivent alors se diriger soit vers l’hôpital de Draâ El-Mizan, soit vers Draâ Ben Khedda, à plus de trente kilomètres de certains villages de la commune. Du coup, certains accompagnateurs de patients, ne trouvant pas le service qu’ils recherchent, se laissent aller à des dépassements inattendus dans la cour de la polyclinique. Lors de notre passage dans cette structure sanitaire, nous n’avons rien relevé d’anormal quant à son fonctionnement.

 » Nous avons deux médecins et un dentiste. Plus de cinquante patients viennent uniquement pour des examens sanguins. Les consultations médicales sont assurées toute la journée. En tout cas, sur ce plan, nous n’avons aucun problème », nous dira un agent paramédical. Au niveau de cette polyclinique, plus de mille élèves sont régulièrement examinés dans le cadre de la santé scolaire. Par ailleurs, les médecins assurent des consultations dans les salles de soins de la périphérie une fois par semaine. Comme partout ailleurs, les citoyens souhaitent que cette municipalité de plus de vingt-deux mille habitants ait un hôpital de soixante places.  » Les hôpitaux sont loin de chez nous. Il nous faut un petit hôpital qui puisse recevoir nos malades « , signalera ce président de comité de village. 

Amar Ouramdane

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