Le centre-ville, un bourbier

A chaque goutte de pluie qui tombe, le centre-ville de Saharidj se transforme en un véritable bourbier, collant à ceux qui y circuleraient sans bottes en caoutchouc. Il devient pratiquement impossible de se déplacer avec de simples chaussures, sans y laisser ses semelles. Passe encore pour les adultes qui se débrouillent comme ils peuvent, mais les petits écoliers vivent un calvaire qui dure tout l’hiver. La melasse qui se produit à chaque averse devant l’entrée de l’école primaire Khaber-Mohamed, foulée par des centaines d’écoliers se répercute directement sur l’état des classes recevant ces écoliers aux pieds chargées de boue. Ce qui rend aussi dangereux, parce que glissants, les escaliers donnant sur les classes situées au niveau supérieur. Il est aussi facile d’imaginer l’état des ces « poussins » en rentrant chez eux le soir, après avoir pataugé toute la journée dans la boue.

Omar Soualah