L’aménagement urbain, une plaie béante !

Partager

Le projet d’aménagement urbain, inscrit pour un montant de 60 millions de dinars au profit de la commune d’Amalou, est en perpétuel chantier. 

«En l’espace de trois plans quinquennaux, un seul projet est retenu pour le chef-lieu communal. Ce dernier a été inscrit au premier quinquennal, début des travaux au deuxième et non achèvement de ses travaux au troisième », ironise M.  Azzoug, le maire d’Amalou, qui se dit horripilé autant par la lenteur que par la qualité des travaux exécutés jusque-là. Managé par la direction de l’urbanisme, ce projet censé améliorer quelque peu le visage urbanistique en décrépitude du chef-lieu d’Amalou, demeure, une décennie après sa mise en chantier, une plaie béante qui n’est pas sans déteindre sur le vécu quotidien des habitants. « J’ai la désagréable impression que les travaux font du surplace, car ça fait belle lurette que cela dure et la chaussée est toujours aussi poussiéreuse. Parfois, nous sommes obligés de baisser les rideaux à moitié pour protéger nos marchandises de la saleté », se plaint un commerçant d’Amalou. Entre autres travaux envisagés, il y a le revêtement des trottoirs, le drainage des eaux pluviales, la construction de murs de soutènement et la réalisation de l’éclairage public. Si l’essentiel de ces opérations est mené à son terme, les travaux de revêtement de la chaussée en béton bitumineux se font encore attendre. « On ne sait pas à quoi est dû le fait que des communes, riches de surcroît, bénéficient de 60 fois plus de projets que nous et livrés dans les délais, alors qu’Amalou, avec un seul et unique projet, les travaux traînent en longueur », s’insurge le maire, en s’interrogeant sur le mode de répartition de ces projets sectoriels sur les communes. « Pourquoi ailleurs, on a le droit d’embellir les artères, alors qu’ici on nous limite les subventions ? », s’interroge-t-il interloqué. Dans la foulée, l’édile communal d’Amalou rappelle la demande restée lettre morte, de l’inscription d’un projet d’aménagement urbain au profit du village Biziou. « En dépit de la promesse du wali, on ne voit encore rien venir », se désole M. Azzoug.

N. Maouche

Partager