Redouté par beaucoup de Béjaouis, le derby MOB-JSMB s’est finalement déroulé dans une sportivité exemplaire, contrairement au match aller où on avait enregistré quelques échauffourées à la sortie du stade. Jeudi, que ce soit avant, durant ou après le match, la sportivité régnait à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte. L’enjeu était pourtant de taille pour les deux adversaires qui voulaient les trois points de la victoire au vu de leur classement actuel en milieu du tableau. La déferlante des supporters, massée dans les gradins du stade avec les banderoles aux couleurs des deux équipes, donnait du charme et de l’ambiance. Même si le match n’a pas été d’un niveau pour rivaliser avec le spectacle qui régnait dans les gradins. Les fumigènes et les pétards fusaient de partout rendant l’atmosphère encore plus attrayante. Bien que les trois quarts des gradins ont été occupés par les Crabes avec des banderoles géants aux couleurs Vert et Noir, ceux de la JSMB aussi n’ont pas chômé en ripostant à chaque action de leur équipes en chœur. Jamais les deux galeries n’ont outrepassé les règles de la sportivité jusqu’au sifflet final de l’arbitre Benaïssa. A la fin du match, même si la déception se lisait sur les visages de l’écrasante majorité des supporters du MOB après le nul, eux qui espéraient une revanche des leurs, ils ont quitté le stade dans le calme en compagnie de leurs voisins de la JSMB. L’image qui illustrait cette grande sportivité était à la sortie du stade lorsque les coachs des deux équipes discutaient très amicalement, satisfaits sans doute de l’issue heureuse des débats.
A. C.
La pelouse de tous les dangers
n Le seul point noir du match de jeudi dernier, reste celui de l’état lamentable de la pelouse du stade. Les vingt-deux acteurs ont été énormément gênés par l’impraticabilité du gazon, ou ce qui en reste encore, puisque les trois-quarts du terrain donnaient des touffes d’herbe plantées çà et là. D’ailleurs, les joueurs n’arrivaient même pas à faire un contrôle ou courir avec la balle tellement cette dernière leur échappait des pieds à cause des rebonds. Ce que tout le monde redoutait, à savoir les blessures, s’est malheureusement passé lorsque Bousnina, le libéro du MOB a eu une méchante blessure en première mi-temps à cause de ces nids-de-poule. La pose d’une nouvelle pelouse est urgente pour éviter d’autres drames à l’avenir et ce ne sont pas les joueurs des deux équipes qui nous contrediront, eux qui jouaient la peur au ventre tellement le danger les guettait à chaque instant de la partie.
A. C.
