Aïn El Hammam est une région connue par la production de la cerise. La récolte de cette année, d’après les agriculteurs de la localité, est importante, et ce, grâce à la stabilité du climat, l’absence des vents violents ainsi que le gel au moment de floraison.
Néanmoins, et à chaque saison de récolte de ce fruit, qui s’étale du mois de mai jusqu’à mois de juin, la quasi-totalité des agriculteurs, qui cultivent les cerisiers, se plainent du danger qui guette leurs arbres : le capnode. D’après un arboriculteur, avec qui nous avons pris attache, le capnode est un insecte ravageur des plantes qui s’attaque directement aux fruits. « Il faut que les agriculteurs sachent que le capnode ne s’attaque pas uniquement aux cerisiers, mais également aux autres arbres fruitiers, à l’instar de l’amandier, du pommier, du pêcher, du prunier… Toutefois, les cerisiers sont les premières victimes de ce parasite», explique notre interlocuteur qui ajoutera : « La cératite et la moniliose constituent également un sérieux danger pour les arbres fruitiers». « Un ensemble d’opérations d’entretien sur les racines des cerisiers est vivement recommandé. L’utilisation des produits phytosanitaires pour l’éradication définitive du capnode est recommandée », prévient notre interlocuteur. De leurs côtés, les propriétaires des cerisaies tentent par tous les moyens de sauver leurs cerisiers, comme nous le fait savoir Da M’hend, un vieux villageois. « Malgré la cherté des produits phytosanitaires, je les achète pour sauvegarder mes cerisiers, car c’est ma seule source de revenu. Il faut que l’Etat nous aide, afin de sauver nos récoltes en nous accordant les moyens de protection contre le capnode qui nous cause des dégâts considérables ». Toutefois, faute de moyens, quelques agriculteurs ont carrément abandonné leurs cerisaies. Les prix de ce fruit affichés dans les magasins sont inabordables. Le kilo est cédé à 700 dinars, voire plus.
Slimane Ben Addi

