M’Chedallah : Afin d’améliorer les prestations de service – L’effectif de l’EPH renforcé

Dans le but d’améliorer les prestations de service et faire face à l’énorme pression qui s’exerce sur les divers services de l’EPH de M’Chedallah, les responsables de cet établissement ont lancé une nouvelle formation pour 24 agents paramédicaux de la catégorie des aides-soignants, cela après leur sélection par voie de concours.

La formation, qu’abritera la salle des conférences de la bibliothèque communale du chef-lieu de la commune, s’étalera sur dix-huit mois. Elle sera entamé aujourd’hui dimanche et assurée par onze encadreurs composés de médecins, de professeurs d’enseignement paramédical (PEPM) et enfin d’infirmiers spécialisés de la santé publique (ESSP). Le volet pratique de cette formation se déroulera à travers l’ensemble des services de l’hôpital, nous apprendra le directeur, M. Kebbas, qui affirmera que cette nouvelle promotion est supervisée par l’institut national de formation de paramédicaux de Tizi-Ouzou dont le siège administratif est implanté à Aïn el Hammam et qu’elle serait sanctionnée par un examen de fin de stage. Notre interlocuteur, qui nous a reçu dans son bureau, mercredi, a expliqué ce besoin du renforcement des effectifs de l’EPH du fait d’abord du statut de cette institution qui est un hôpital de daïra dont les compétences territoriales s’étendent sur une dizaine de communes cela en parallèle à une sensible affluence de malades qui viennent des daïras limitrophes, voire même hors wilaya tel que ceux des communes avoisinantes des wilayas de Bordj Bou Arréridj et de Béjaïa. Le nombre des malades, d’après notre source, est en perpétuelle croissance, notamment depuis la réouverture du bloc opératoire et la mise en service d’une pédiatrie, après extension de l’infrastructure. Notre interlocuteur reste insatisfait des prestations de service faute d’équipements médicaux et de spécialistes tels que les génécologies, dont le ministre de la Santé M. Boudiaf, interpellé lors de sa visite, il y a quatre mois, dans la région, s’est engagé à combler ce manque par l’affectation de gynécologues. Il a prétendu disposer d’une nouvelle promotion dont la formation est arrivée à terme. En attendant l’arrivée de ces spécialistes et pour parer au plus urgent, il est utile de souligner que tous les accouchements difficiles nécessitant une césarienne sont pris en charge au niveau du bloc opératoire par des chirurgiens qui travaillent en équipe H24. Rappelons que l’EPH de M’Chedallah, qui a traversé des périodes d’intenses perturbations durant une année émaillées par des grèves et autres mouvements de protestations du personnel, tous corps confondus, a, enfin, retrouvé sa stabilité et reprend sa vitesse de croisière qu’ont fait sa réputation, par le passé tant pour la qualité des soins que l’accueil et la prise en charge des patients d’où cette affluence record des malades des quatre coins de la région et celles limitrophes d’où la décision de la tutelle de l’attribution d’un nouveau hôpital de 120 lits dont le dossier est ficelé et les travaux seront lancés avant la fin de l’année, selon l’engagement du ministre de la Santé.

Oulaid Soualah