Aïn Bessem Il bloque toutes les routes du centre-ville – À quand la délocalisation du marché hebdomadaire ?

En plus de l’anarchie qui y règne, le marché hebdomadaire de la commune d’Aïn Bessem, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, se trouve dans un état de dégradation très avancé.

Celui-ci se tient les vendredis et occupe tout le centre-ville, obstruant toutes les artères et rendant impossible tout déplacement, même quand il s’agit d’une urgence. Selon des habitants de cette localité ce problème a été signalé à maintes reprises, aux autorités. L’ex-wali de Bouira avait même affirmé avoir établi un nouveau cahier des charges, pour la délocalisation de ce marché vers un autre site, situé à la sortie de l’agglomération. Mais à ce jour, rien n’est encore appliqué. Selon un riverain rencontré il y a quelques jours, il aurait fallu plus d’une heure aux services de la Protection civile, appelés en urgence, pour évacuer un malade vers l’hôpital situé seulement à quelques centaines de mètres du site du marché. Pire encore, ce dernier est devenu une source d’odeurs nauséabondes qui empestent tout le centre-ville. Cet état de fait est dû à l’état dans lequel se trouve la chaussée du marché. En effet, pendant la période hivernale, les lieux, qui ne sont jamais bitumés ou aménagés, deviennent infréquentables à cause de la boue. Ainsi, depuis l’entrée du marché jusqu’à sa sortie, les citoyens pataugent dans un terrain bourbeux et marécageux. Les déchets des commerçants, mélangés aux grandes quantités d’eaux de pluie et de boue, qui y stagnent, ont formé une couche bleuâtre épaisse qui est écœurante. Cela touche de manière très sérieuse à l’environnement et à la santé des centaines de personnes qui fréquentent ce marché. Les riverains se plaignent également des nouées de moustiques et des relents infects qui s’y dégagent tout au long de l’année. Les habitués des lieux interpellent les autorités locales « pour réorganisation ou délocalisation de ce marché vers un autre site de la commune», et dénoncent les vendeurs du marché qui « ne se soucient guère de l’hygiène et de la santé des citoyens ». Cette situation dissuade plusieurs personnes d’y aller. Ce qui menace l’avenir de ce marché source de vie de plusieurs familles. « Si ce marché reste dans un tel état, moi et plusieurs de mes collègues serons obligés d’aller ailleurs. Les clients sont de moins en moins nombreux et ma marchandise n’est souvent pas écoulée », déclare un marchand de vêtements.

O. K