Bien qu’inaugurée officiellement le 05 juillet 2013, à l’occasion du cinquante et unième anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale et de la fête de la jeunesse, il n’en demeure pas moins que la nouvelle bibliothèque communale de Tizi Gheniff est restée fermée au public jusqu’au mois d’avril dernier.
En effet, si les travaux avaient été achevés et tous les équipements installés, il restait le plus important, le personnel. Et puisque la structure est sous la coupe de la direction de la culture de Tizi-Ouzou, et que cette dernière ne pouvait pas procéder à un quelconque recrutement, de même d’ailleurs que l’APC, il fallait patienter un certain temps et suivre les canaux de recrutements pour d’obtenir cinq postes budgétaires. « Nous sommes cinq universitaires à nous occuper de cette bibliothèque depuis le mois de novembre passé », nous confie M. Ramdane Idir, qui ajoutera qu’il a fallu mettre de l’ordre et, surtout, inventorier tous les livres et documents réceptionnés. L’établissement possède deux salles de lecture dont l’une, située au rez-de-chaussée, réservée aux enfants, est équipée de petites tables et des chaises également en petit format et est peinte selon les couleurs préférées des bambins. « Nous avons deux salles de lecture, dont l’une est réservée aux enfants, au rez-de-chaussée, et une autre aux adultes, au premier étage. Pour s’abonner, comme cela se fait partout, nous venons de lancer la campagne d’adhésion pour l’établissement de cartes. Les documents à fournir sont une photocopie de la carte d’identité un extrait de naissance, deux photos ainsi que les frais d’inscription annuels fixés à 200 dinars et bien évidemment une autorisation parentale pour les mineurs », nous déclare notre interlocuteur. Par ailleurs, outre la bibliothèque, qui compte des centaines d’ouvrages, ce qui est satisfaisant pour un début, il y a aussi la médiathèque. « La médiathèque a également été mise en service, et l’on peut dire qu’avec cette structure culturelle, jeunes et moins jeunes de la commune de Tizi Gheniff ne se considèrent plus comme des laissés pour compte », nous déclarent plusieurs lycéens, venus pour réviser et préparer leur baccalauréat, en groupe.
Essaid Mouas

