Les consultations sur le projet de révision constitutionnelle démarrent aujourd’hui – L’heure de vérité

Le coup de starter sera donné, aujourd’hui, aux consultations, entre le ministre d’Etat directeur de cabinet à la présidence de la République et les personnalités nationales, les partis politiques, les organisations associations et autres compétences, autour du projet de révision de la Constitution.

Il est indéniable que ceux qui ont décidé de répondre à l’invitation d’Ouyahia ne se présenteront pas les mains vides au bureau de l’ex-Premier ministre. Chaque invité aura à cœur de faire prévaloir ses propositions d’amendement de ce texte fondamental, dés lors, comme le soulignent à cet égard les instructions du président de la République que «  le chantier de la révision constitutionnelle ne fait l’objet d’aucune limite préalable, hormis celles relatives aux constantes nationales ainsi qu’aux valeurs et principes fondateurs de notre société ». Etant entendu que pour une fois les constantes de la Nation, ses langues, sa religion, son caractère républicain, ses limites territoriales sont scellés et ne peuvent faire l’objet de débats, «les principes fondateurs de notre société sont immuables et ne sont pas révisables. Transmis en legs par les générations qui se sont succédées, constituant le patrimoine commun de tous les algériennes et algériens, ces principes devront, par conséquent, demeurer en permanence à l’abri de toute atteinte éventuelle pour être fidèlement conservés et légués aux générations futures ». Il n’en demeure pas moins que tout le reste de la loi fondamentale est discutable, entre autres, « l’officialisation de Tamazight » telle que proposée par plusieurs partis. La réhabilitation du FIS, cheval de bataille de ceux qui veulent une marche arrière sur tout ce qu’a vécu l’Algérie durant plus d’une décennie sanglante, proposée par plusieurs partis. Ce qui prête, à bien des égards, à des considérations plutôt opportunistes qu’objectives. Cependant, l’essentiel demeure la participation à la finalisation du projet d’amendement de « la Constitution consensuelle », telle que souhaitée par le premier magistrat du pays. Il reste, toutefois, à ramener à la raison les réticents à privilégier l’intérêt national avant toute autre considération.

Sadek A. H