Un froid sibérien

Partager

La température de 4 degrés, il y a quelques jours, témoigne de la rigueur de l’hiver, cette année à Béni Mansour, caractérisée par un froid régnant sans partage et d’importantes précipitations. La baisse du mercure entraîne une plus grande consommation d’énergie en matière de chauffage. Dans leur lutte franche contre l’atmosphère glaciale qui règne, les citoyens recourent, selon leurs moyens, à l’utilisation de moyens de chauffages différents. Le recours au radiateur électrique, en vogue, en raison de sa propreté et sa sécurité avérées, semble mettre à mal l’offre en énergie électrique émaillée, par moments, aux heures dites de pointe (ou de grande consommation) de coupures sporadiques. S’agit-il de délestages ou de l’incapacité des services concernés à répondre à une demande d’électricité sans doute devenue difficile à satisfaire ? D’autres foyers, pendant ce temps, sont chauffés au mazout et au gaz, lequel n’a pas connu pour l’heure de pénurie, mais rarement au bois qui reste le carburant de chauffage le plus cher.La nuit, il gèle à pierre fendre, à telle enseigne que même au lit on n’est pas épargné par le froid. Dans les ménages, les risques d’accidents sont élevés. Les défaillances des appareils vétustes de chauffage peuvent générer des incendies dévastateurs.Le pire à craindre est qu’une famille puisse s’endormir dans une chambre close où le radiateur à gaz continuera de fonctionner.La combustion du gaz dégage, faut-il le rappeler, un gaz toxique mortel, le CO2. L’utilisation de braises dans les mêmes conditions mène aussi à ce résultat dramatique : la mort. En plus des SDF, qui sont les premières victimes du froid glacial qui continue de sévir, on ne peut pas s’empêcher de songer aux familles vivant dans un dénuement qui ne peut leur permettre un chauffage quelconque ou une literie et des couvertures à la mesure de la baisse vertigineuse du mercure.Le gel, favorisé par l’absence de pluie la nuit, constitue, il faut le souligner, une menace sur nombre de cultures qui se trouvent en pleine floraison. On peut citer, entre autres, la fève lorsqu’elle n’est pas cultivée sous-serre.

Z. F.

Partager