Les habitants des villages de Taguemount Bouadfel, Agouni T’gharmine et Ighil Guefri, relevant de la commune de Larbâa Nath Irathen, peinent à trouver un moyen de transport pour rejoindre le chef lieu, le matin, et pour rentrer chez eux le soir venu.
Les enfants scolarisées, eux, disposent de leurs bus scolaires, mais les travailleurs trouvent du mal à rejoindre leurs lieux de travail. Il faut attendre, parfois des heures, pour trouver une place dans un taxi : « Je me lève tôt pour être à l’heure au travail, cependant, je dois patienter longtemps pour enfin trouver une place », se plaint un habitant d’Agouni T’gharmine.Dans ces villages, apprend-on, il existe une vingtaine de taxi qui assurent la ligne vers le chef-lieu communal. Néanmoins, le problème de transport persiste, et la non ponctualité et les retards mis par les conducteurs pour venir aux stations, fait que les nerfs des citoyens sont mis, chaque jour à rude épreuve. « Souvent, les chauffeurs de taxi préfèrent s’éterniser sur place plutôt que d’embarquer les usagers. Les transporteurs font exprès de faire attendre leurs clients afin de pouvoir rentabiliser au maximum leurs voyages », nous dira un jeune. Il faut dire aussi que les services de contrôle et les agents en place au niveau des stations ne jugent pas utile d’intervenir pour assurer l’ordre et mettre un terme a la logique mercantiliste des transporteurs, pour lesquels l’intérêt des clients est le dernier de leurs soucis.
S. Dahbia
