« Le dossier de l’ex-FIS est clos »

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« On transite vers où ? On n’est pas un pays en éternelle transition. On est un pays  fondé sur son socle constitutionnel et qui a résistéà tout ».

Telle est la réponse, apportée, hier, par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratiques (CNLTD), lors d’un point de presse donné en marge de la séance des réponses aux préoccupations des membres du Conseil de la nation concernant le plan d’action du gouvernement. Tout en estimant que la CNLTD est libre de donner ses opinions, le Premier ministre a souligné que le plus important est la participation à l’amélioration de la gouvernance et la qualité du service public, et la mise en place d’un dialogue sérieux. « Ils sont libres de donner leur avis, mais il ne faut jamais oublier que le peuple algérien a donné une confiance extrêmement large au président de la République, et avec une reconnaissance de toute la communauté internationale », a indiqué M. Sellal. A une question de savoir si le gouvernement est prêt à travailler avec la CNLTD, le Premier ministre dira que « les portes ont été ouvertes à toutes les personnalités nationales et les formations politiques pour venir dialoguer dans le cadre des consultations sur la révision de la Constitution. On rassemble le maximum d’avis pour en tenir compte », a-t-il précisé. Est-ce qu’il y a une volonté politique de faire revenir le FIS dissous à la scène politique ? Le premier ministre a indiqué que le gouvernement refuse la politique d’exclusion, et ne trouve aucun problème à dialoguer avec quiconque. « Les membres du FIS ont été invités, en tant que personnalités politiques, seulement, car la question de ce parti a été tranchée, depuis plusieurs années », a expliqué M. Sellal, précisant que « la loi sur les partis est claire à ce sujet et elle a été appliquée à la lettre ». « Le FIS en tant que parti ne figure pas sur notre agenda » a-t-il encore dit. Concernant l’exploitation du gaz du schiste, le Premier ministre a précisé que cette question est extrêmement économique, et aucun pays étranger ne peut imposer ses décisions au gouvernement. Selon, Sellal, l’exploitation du gaz de schiste ne va pas se faire actuellement, car cela demande une formation des cadres. « On va ouvrir des filières spécialisées dans les universités, avec une participation importante des gens du sud », a-t-il dit, en faisant état d’une opération de recherche, qui se fera, dans les mois prochains, dans la région d’In Salah, par des experts algériens et étrangers. Le Premier ministre a mis l’accent, également, sur la nécessité de sensibiliser les citoyens sur l’importance de cette ressource énergétique. « Le séminaire international sur le gaz du schiste, qui aura lieu prochainement avec la participation d’experts algériens et étrangers, sera une occasion pour engager un débat transparent », a-t-il fait savoir. 

«  La crise du logement résorbée à l’horizon 2019/2020 »

Le plan d’action sur lequel ont voté massivement les membres du Sénat, prévoit, selon M. Sellal, la création d’un observatoire qui sera chargé d’améliorer le service public. « Le gouvernement poursuivra ses efforts en faveur de l’amélioration du service public », s’est engagé Sellal. La crise du logement sera définitivement résorbée à l’horizon 2019-2020. « La crise du logement sera réglée à l’échéance 2019-2020 grâce au rythme des réalisations dans ce domaine », a-t-il dit. Concernant la crise à Ghardaïa, il a fait savoir que le gouvernement s’est engagé à trouver, dans les prochains jours, une solution définitive à ce conflit, à travers l’application de l’instruction du président de la République. « Nous parviendrons à un résultat. Nous devons trouver une solution définitive. En fin de compte, les lois de la République seront appliquées et la justice jouera son rôle pleinement, conformément à ces lois », a promis, Sellal. Ce dernier, a affirmé également, qu’il est temps d’aboutir à un consensus sur les principes fondamentaux, « nos mains sont tendues, notre cœur est ouvert, notre volonté est sincère et nous n’avons pas le moindre complexe », dira-t-il. Par ailleurs, le Premier ministre a appelé la communauté algérienne résidant à l’étranger, à participer au transfert du savoir et de l’expérience vers l’Algérie. « Nous avons  besoin de tous nos enfants, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a noté Sellal, qui exclut toute remise en cause de la règle 51/49% sur l’investissement étranger et l’exercice du droit de préemption.                                

 Samira Saïdj

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