Les estivants ont commencé depuis quelques jours déjà à envahir les villes et plages de la région Est de la wilaya de Béjaïa. Ainsi donc, les communes côtières, de Tichy à Melbou, ont vu arriver leurs premiers vacanciers. L’ambiance commence à changer. Oubliée déjà la monotonie des jours pluvieux de la fin du mois de mai. Si pour certains visiteurs, ce ne sont que des virées de quelques jours, pour d’autres, notamment ceux qui viennent du sud, ils sont dans la région pour un bon bout de temps. Le Ramadhan qui s’invite, depuis quelques années, en période estivale a changé les habitudes. Pour profiter un maximum de temps de la mer, un grand nombre de familles programment et calent leurs vacances avant et après le Ramadhan. Si la majorité préfère attendre le mois d’août, juste après l’Aïd El Fitr, toute une frange d’estivants veut éviter le grand rush de l’après Ramadhan et opte donc pour le mois de juin. Ils sont de plus en plus nombreux à envahir la côte béjaouie dès le début de ce mois. Généralement, ce sont des familles qui n’ont pas d’enfants scolarisés, car pour les autres, ils sont tenus d’attendre la fin de l’année scolaire pour pouvoir aller en vacances. « Nous avons commencé depuis le week-end dernier, à recevoir des familles pour des séjours d’une semaine. Pour les familles nombreuses, des réservations ont été faites pour ce week-end, à savoir juste après la fin des examens du BEM, pour des séjours allant jusqu’à la fin du mois en cours », dira Mouloud, le gérant d’une agence immobilière de la station balnéaire d’Aokas. Ce dernier soulignera également que plusieurs demandes de réservation ont été enregistrées pour la période du mois d’août. Quant au mois de Ramadhan, aucune demande n’a été enregistrée. Par ailleurs, la location d’appartements reste l’option la plus prisée par les touristes. D’ailleurs, le créneau est tellement juteux que des agences tombent du ciel à chaque saison estivale. Pour dénoncer cette situation, les gérants des neuf seules agences immobilières agréées, de la commune d’Aokas, ont décidé de se réunir, hier, pour demander l’intervention des autorités compétentes afin de mettre fin à cette anarchie, nous apprendra notre interlocuteur. Outre la location d’appartements de particuliers, les vacanciers, les moins nantis, louent des tentes dans les campings familiaux lesquels proposent des prix plus abordables. Quant aux chambres d’hôtel, elles restent l’apanage de clients d’un certain rang social. Les lieux d’hébergement des touristes varient en effet suivant les moyens des uns et des autres. Quant aux plages, elles ont commencé à être prises d’assaut bien avant la venue des premiers vacanciers. En effet, les week-ends du mois de Mai, malgré quelques jours de mauvais temps, ont été des journées de plage pour les autochtones et certains citoyens de la wilaya voisine de Sétif. Depuis le début de service des surveillants de baignade, les plages ne désemplissent plus.
A. Gana
