Le Front des Forces Socialistes (FFS) a décidé de répondre favorablement à l’invitation de laprésidence de la République et de prendre part aux consultations sur la révision de la Constitution, menées par le ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia.
«Dans le cadre de la concertation sur la révision constitutionnelle, le FFS a été destinataire d’une invitation émanant du chef de cabinet de la présidence de la République. Dans un esprit de consensus et dans le cadre des contacts politiques engagés pour la reconstruction d’un consensus national, le FFS décide de répondre favorablement à cette invitation, pour donner son point de vue sur la situation politique et institutionnelle dans le pays », lit-on dans un bref communiqué rendu public hier, et signé par le premier secrétaire du FFS, Ahmed Betatache. Selon la même source, la rencontre aura lieu, demain mardi, au siège de la présidence de la République. La décision prise par le FFS de prendre part aux consultations sur la révision constitutionnelle constitue une caution pour la démarche du pouvoir, dans le but d’aboutir à ce que la président Bouteflika qualifie d’une « Constitution consensuelle ». Selon de nombreux observateurs, le fait que le FFS, l’une des formations les plus ancrées et, surtout, les plus respectées sur la scène politique nationale, malgré les dernières mésaventures qui ont secouée la maison du parti, participe aux consultations initiées par la présidence de la République, est un signe que cette dernière va certainement prendre en considération les avis des uns et des autres dans la future Constitution. Cette réponse favorable du FFS à l’invitation de la présidence de la République confirme également que le plus vieux parti de l’opposition a, désormais, rompu avec la fameuse « la politique de la chaise vide », lui qui a, pour rappel, pris part à la dernière réunion de la Conférence nationale de transition, organisée par la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), laquelle regroupe le RCD, le PJD, le parti de Djaballah, le MSP, Jil Djadid, Ennahda et l’ex-chef du gouvernement Ahmed Benbitour, notamment. Pour le FFS, sa décision à prendre part à la conférence a été prise « dans un esprit de consensus et pour des raisons de principe » a-t-il indiqué dans le communiqué précisant, par ailleurs, que « le FFS décide de répondre favorablement à cette invitation pour exposer son point de vue sur cette conférence ». A signaler que Mohand Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle du FFS a également reçu une invitation à participer aux consultations sur la révision constitutionnelle, en sa qualité de conseiller principal de l’UNITAR (Institut des Nations Unies pour l’Information et la Recherche). C’est ce qu’a indiqué un communiqué du parti, rendu public le 20 mai dernier.
A. C.

