Les Bleus à l'heure H

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Une absence, un triomphe, un fiasco, une finale, un autre fiasco… En 20 ans, la France est passée du pire au meilleur en courant alternatif.

La logique des suites arithmétiques voulait que les Bleus de Didier Deschamps réussissent leur entrée dans Brésil 2014 face au Honduras.  Qui donnera le tempo ? Blaise Matuidi ? Son tir est détourné sur la barre (15′). Karim Benzema ? Benz ne cadre pas (25′). Antoine Griezmann ? Sa tête touche du bois (23′). Paul Pogba ? Le Turinois est étouffé par le pressing incessant de la Bicolor. Difficile pour les Bleus de laisser parler leur talent tant la densité physique des Honduriens rend l’air irrespirable au delà de la ligne médiane. Mais cet engagement à un prix, et Wilson Palacios paie l’addition avec un deuxième carton jaune, l’occasion pour Benzema d’endosser ses responsabilités sur penalty (1:0, 45′). L’infériorité numérique de la H libère des espaces, et Benzema s’y engouffre après la pause. L’attaquant du Real Madrid pousse Noel Valladares à la faute (2:0, 48′), puis le fusille de près (3:0, 72′). La Marseillaise retentit dans les tribunes, Deschamps fait tourner, et chaque remplacement est ponctué d’ovations, d’accolades… La France a retrouvé le sourire. Le 20 juin, elle ira tenter de le garder à Salvador contre la Suisse, tandis que le Honduras et l’Equateur tenteront de grappiller leurs premiers points dans ce Groupe E. 

Les Suisses maîtres du temps

Le verrou défensif suisse avait de solides ambitions pour Brésil 2014. Dès sa première tentative, l’Equateur trouvait pourtant la formule pour le forcer sur corner. Presque trop facilement pour la tête d’Enner Valencia (0:1, 22’). Malheureusement pour la Nati, sa ligne offensive était moins attendue et elle ne surprenait pas dans l’autre sens. Les milieux prenaient alors le relais à distance mais Alexander Dominguez sortait le grand jeu. Admir Mehmedi en proposait un autre : celui des sept différences. Entré à la mi-temps, l’ailier copiait le but équatorien (1:1, 48’). Les compteurs étaient remis à zéro mais la machine suisse n’était pas encore lancée. Le jeu était imprécis et les attaquants maladroits. Mais les amateurs de sensations fortes trouvaient leur compte avec des offensives qui se répondaient du tac au tac. Tout comme les gardiens, rarement mis à contribution. Sauf quand Haris Seferovic attendait le dernier moment pour sortir un tour de son sac et faire plonger la Tri à la conclusion d’un contre assassin (2:1, 90’+3). La Suisse prend cruellement les devant du Groupe E en attendant son duel contre la France du 20 juin. L’Equateur croisera dans le même temps le Honduras pour se relever de son uppercut.

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