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“Il ne suffit pas de former”

“En 2003, j’ai adressé un mémorandum à l’ensemble des wilayas du pays pour demander aux responsables locaux d’exprimer leurs besoins en matière de main-d’œuvre, c’est à nous de dessiner l’offre en fonction de l’expression des besoins”.C’est par cette déclaration que le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels a entamé le bilan de ses deux années à la tête de cette institution. Invité dans le cadre du forum hebdomadaire du quotidien El Youm, El Hadi Khaldi, en cessera pas de revenir aux directives du président de la République quant à la prise en charge des jeunes Algériens dans le cadre de la formation professionnelle.“La réconciliation nationale, telle que prônée par le Chef de l’Etat et votée par le peuple, veut que nous redonnions vie à toutes ces régions désertées par leurs habitants. Aussi, le secteur de la formation professionnelle, s’est-il attelé, en premier lieu à humaniser ce créneau, en intégrant, lors de la formation de ces jeunes, des activités culturelles et sportives”, clamera M. Khaldi.Par ailleurs, le ministre insistera sur la nécessité de “former utile” car dira-t-il, “à quoi sert de former un technicien agent de saisie, expert dans la maîtrise du word et de l’excel, dans une région agro-pastorale ?”La majorité des wilayas de l’intérieur “après examen de nos services, a besoin, beaucoup plus, d’agriculteurs que d’agents de saisie”, martèlera M. Khaldi, avant d’ajouter : “Il ne suffit pas de fournir un diplôme format 21×27 à un citoyen pour que le ministère s’offre les satisfecit du devoir accompli. Il ne faut former que des techniciens dont le marché algérien a besoin”.Parallèlement, le ministre insistera sur la formation et la spécialisation de jeunes dans le domaine de la nature et de l’environnement.Optimiste, visiblement, M. Khaldi annoncera que d’ici février 2007, le marché sera inondé de plus de 200.000 jeunes qui constitueront ainsi une main-d’œuvre, non seulement abondante, mais surtout spécialisée en fonction de nos besoins nationaux.L’une des interventions les plus importantes, du ministre hier, aura trait aux facilitations faites aux prisonniers “dans le cadre de la loi sur la réconciliation menée par M. Abdelaziz Bouteflika”, M. Khaldi tiendra à souligner, ces derniers poursuivent leur formation en milieu carcéral et qui bénéficient même de remise de peine à chaque succès allant du BEF à la licence en passant bien sûr par le baccalauréat. Bilan positif donc, mais qui était peu audible en raison d’un problème de micro et des sempiternelles et inélégantes sonneries des téléphones portables de journalistes qui semblent oublier, ou mépriser, qu’en face d’eux il y a présence d’un ministre de la République, et ce, quel que soit ce que l’on peut en penser…

Rachid Kaci

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