L’ENIEM postule au certificat ISO 14 001

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L’entreprise nationale des industries de l’électroménager, ENIEM s’est fixée comme objectif pour l’année à venir de certifier ses produits à la norme ISO 14 001.Ce certificat consacrera la prise en charge entière des normes de respect de l’environnement. Une avancée signifiante qui rentre dans le cadre du programme de la protection de l’environnement. C’est dans ce cadre que l’entreprise a procédé hier au siège de son unité commerciale à la zone industrielle Aïssat-Idir de Oued Aïssi à la distribution des équipements de récupération des fluides frigorigènes à quelques uns de ses agents agréés. “Ces équipements permettront la récupération de gaz des réfrigérateurs notamment les anciens modèles, produits avant 1996, chargés au gaz R12 pour une éventuelle réparation”, a expliqué M. Aït Ahmed, responsable du service, après vente lors de la cérémonie. Pour rappel L’ENIEM n’utilise plus ce gaz, R12 destructeur de la couche d’ozone depuis 1996, année à laquelle elle s’est mise au R134A qui “n’a pratiquement pas d’effets sur la couche d’ozone”. En termes plus simples, il est démuni d’effets de serre, le CFC. Ces entreprises sont inscrites en droite ligne de l’application du protocole de Montréal, relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone que l’Algérie a ratifié. L’ENIEM entame ainsi la seconde étape en quête de la rectification à l’ISO14 001.M. Aït Ahmed a estimé le nombre des produits encore en circulation fonctionnant au R12 à 7 millions, d’où cette initiative à réduire le plus possible les risques d’effets nocifs à la couche d’ozone. Sauf que pour l’heure, L’ENIEM n’a réceptionné que 43 équipements dont cinq ont été distribué hier symboliquement, lors de cette réception à six agents privilégiés en attendant de mener l’opération à terme. “C’est clair que le nombre d’équipements qu’on a réceptionnés du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement ne pourront satisfaire la demande actuelle, puisqu’on dispose de 117 agents agréés, dès lors, dans un premier temps, on a sélectionné ceux qui ont une activité assez importante, notamment, ceux implantés dans les grands centres urbains”, expliquait M. Aït Ahmed sur un autre registre M. Boudjemaï directeur de marketing assurera que la situation de l’entreprise ne prête à une aucune appréhension, même s’il avoue que L’ENIEM s’est retrouvée quelque peu contrariée ces derniers mois de ne pas avoir pu atteindre l’objectif qu’elle s’est assigné sur le plan commercial. “On avait tablé d’améliorer notre chiffre d’affaire, malheureusement on n’a pu faire mieux que de préserver celui de l’an dernier qui est de l’ordre de 5 milliard de dinars”, dira-t-il. Il a notamment expliqué cet état de fait par la stagnation du marché mais aussi de la déloyale qu’elle subie, notamment de la part des produits du sud asiatique sans aucune certification, donc fabriqués et cédés à moindre coûts, qui inondent le marché algérien. M. Boudjemaï révélera même qu’un importateur algérien est allé jusqu’à fabriquer un produit, des chauffe-bains à la marque… ENIEM. Ce dernier aurait même osé tenter de déposer le nom de “sa” marque.A noter que L’ENIEM dispose actuellement de près de 80% des parts de marché national du réfrigérateur, 60% de celui des cuisinières, et 35% en ce qui concerne les climatiseurs. M. Boudjemaï a avancé ces chiffre avec une certaine réserve, néanmoins faute de statistiques fiables qu’il est quasiment impossible d’avoir avec exactitude dans le marché actuel où une certaine anarchie s’est installée en règle. A signaler par ailleurs, l’hommage appuyé au ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement qui selon M. Yaddaden, PDG de l’entreprise ENIEM “fait un travail gigantesque” dans son domaine. Il est enfin utile de signaler que L’ENIEM a déjà obtenu le certificat ISO 9002 en 1998 et l’ISO 9001 depuis 2003.

Djaffar C.

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