La chronique du Mondial – Sale Mondial pour les monarchies

Sale Mondial pour les monarchies Wayne Rooney a enfin marqué en Coupe du Monde. C’était avant-hier, face à l’Uruguay. Il a même été le meilleur Anglais sur le terrain. Mais cela n’a pas suffi pour éviter le pire à l’Angleterre. Avec sa deuxième défaite de suite (1 – 2), cette dernière est quasiment déjà éliminée, à moins d’un spectaculaire renversement de situation dans ce groupe. Sur le point de faire leurs valises, dès ce premier tour, les Anglais sont désormais les plus proches amis que les Espagnoles pouvaient avoir pour tenter de digérer leur déception après l’autre correction subie mercredi devant le Chili (0 – 2). La grosse désillusion de ce Mondial qui réserve ainsi la sortie la plus cruelle à une génération qui a dominé le football mondial de long en large, ces dernières années. Ca n’a pas d’autre nom, c’est un sale Mondial pour les monarchies. Anglaise et espagnole réunies ! Particulièrement pour les Espagnoles. Autrement, les Anglais, bien qu’ils restent une grande nation du football, ils ne sont pas habitués aux distinctions à une échelle aussi considérée. Ils n’ont pas été champions du Monde depuis près de cinquante ans. Ce qui est loin d’être le cas pour l’Espagne qui se retrouve forcée à vivre, peut-être, la tranche la plus horrible de son histoire sportive. Après l’humiliante entrée face à la Hollande, le Chili a rajouté bien de la grisaille à l’abdication du roi Juan Carlos, en mettant « son » équipe royale, du moins ce qu’il en reste, à genoux, le soir même du passage de témoin. Devant une telle atrocité pour le roi et les champions en titre, l’admiration que leur manifestait le monde a comme cédé la place à la pitié. On compatit alors, presque naturellement, même si après coup on les découvre soudain un peu dictateurs aussi ces Ramos, Iniesta, Chavi… de ne pas avoir laissé la place au changement. Ils le payent cash ! Tout comme le nouveau roi, Felipe, qui a dû célébrer son intronisation dans la déception et la tristesse qui s’est emparée du pays. Pas plus loin de là le royaume anglais ne nage pas dans la gaité non plus. Suarez, presque à lui seul, en a tranché ainsi. Un vrai phénomène celui-là. Il n’y a pas de cela un mois, il était encore sur une chaise roulante. Même pas titulaire lors du premier match de son équipe face au Costa Rica. Et le voilà qui décide de tout face à l’Angleterre, qui l’a pourtant bien adopté. Et l’Algérie dans tout ça ? Pour l’humour, elle est déjà gagnante de sortir en compagnie de ces géants que resteront sans doute l’Espagne et l’Angleterre dans le monde du football. Pour l’honneur, il faudra attendre demain pour voir.

Djaffar. . Chilab.