Menace sur la forêt de pineraies !

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à chaque saison estivale, des dizaines d’hectares de pins d’Alep, qui tapissent les massifs montagneux situés dans la commune de Boudjellil, partent en fumée à cause des incendies ravageurs.

La main de l’homme se trouve toujours derrière ces incendies, qui consument la forêt de pineraies située dans cette localité. Ainsi, le couvert végétal se rétrécit comme une peau de chagrin, aggravé par la non-plantation de nouveaux arbres dans la région. Le risque de départs de feux se trouve, malheureusement, accru sur les différents chemins que compte cette commune, à l’image du chemin communal qui fait la jonction entre le CW42, dans la commune de Boudjellil, et la RN106 qui passe par la daïra d’Ighil Ali. Ce chemin, réhabilité il y a quelques années, parcourt plusieurs localités, comme Tala L’bir, Tigrine, Ath Ouihdane et bien d’autres. Des centaines de véhicules l’empruntent chaque jour, ce qui augmente significativement la circulation automobile. Avec la promotion du CW42 en RN106, ce tronçon est devenu très fréquentable ! L’ennui, est que cette région d’où passe ce chemin communal est bordée d’un tissu de pineraie très dense, d’où la menace permanente sur cette forêt d’une beauté à couper le souffle. Les amoureux de la nature l’apprendront à leur dépend lorsqu’un gigantesque feu de forêt avait dévoré en été 2012, le superbe promontoire appelé « Tizi Guemdène», situé à environ 5 kms du village Ath Ouihdane. Cet endroit féerique, qui domine l’arrière-pays de la vallée de la Soummam en culminant à près de 1 000 mètres d’altitude, a fait l’objet d’un incendie qui a détruit des dizaines de pins d’Alep. Aujourd’hui, l’endroit n’est que désolation. Le problème c’est que beaucoup de personnes, de passage, marquent une halte dans cette forêt pour s’adonner aux boissons alcoolisées en jetant les mégots et les saletés partout. Des automobilistes inconscients jettent des bouts de cigarettes fumant encore dans cette futaie en provoquant des incendies. « A notre époque les gens sont encore inconscients et agressent la nature sans retenue ! Je ne peux pas jeter ne serais-ce qu’un bout de papier dans cette forêt féerique qui doit être protégée », préconise un amoureux de la nature habitant à Ath Ouihdane.

Syphax Y.

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