Après près d’une année de retard et une délocalisation impromptue, le projet du lycée inscrit au profit de la commune d’Ighram, est en passe d’étrenner sa phase de mise en œuvre. En effet, on apprend auprès des responsables de l’APC que l’entreprise titulaire du marché est à pied d’œuvre pour démarrer les travaux. M. Ibaliden, maire de la commune d’Ighram, considère que le retard et la délocalisation de ce projet sont la résultante de « l’opposition d’une famille revendiquant le terrain d’assiette, sans détenir le moindre document prouvant leur qualité de propriétaire », se désole-t-il. Et de marteler : « Le terrain en question est un bien waqf, et à ma connaissance, il n’y a pas eu une zaouïa privée sur le territoire national ». Mais toute est bien qui finit bien, pourrait-on dire, puisque le rêve caressé par des centaines d’élèves et leurs parents, est en passe d’épouser des contours concrets. La réalisation tant attendue de ce lycée, dont l’implantation est projetée à hauteur de la localité de Bouhkim, sonnera incontestablement le tocsin de plusieurs décennies de galère endurée par les apprenants de cette circonscription rurale. « Se rendre chaque jour que Dieu fait à Akbou et rentrer chez soi en fin de journée, n’est pas de tout repos, surtout quand on habite des patelins enclavés et mal desservis par les navettes de transport public », affirme un citoyen du village Taslent. « Nos enfants endurent les pire sacrifices qui leur laissent peu de chance de réussite à l’école », souligne un parent d’élève d’Ighram, en estimant que cette situation est à l’origine de bien des abandons et du décrochage scolaire.
N. M.
