Les travaux démarrent enfin

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Annoncé en grande pompe en 2010, le projet d’un nouvel hôpital qui est allé de report en report vient, enfin, de voir le jour à M’Chedallah.

En effet, les travaux de réalisation de cette infrastructure ont été lancés, samedi dernier, au grand soulagement de la population et des gestionnaires locaux de ce secteur qui évolue dans une insoutenable exiguïté du fait que l’actuel et unique hôpital de la région est celui réalisé durant l’occupation coloniale. Certes il a bénéficié de quelques opérations d’extension, mais les capacités d’accueil ne répondent plus à une démographie évoluant sans cesse, ajouté à son emplacement stratégique en plein carrefour des trois plus importants axes routiers de l’Est du pays, à savoir la RN5 (Alger-Annaba), la RN26 (M’Chedallah) et enfin les deux tronçons : celui de l’autoroute est-ouest et des chemins de fer qui traversent de part en part cette région et qui enregistrent le taux le plus élevé à l’échelle nationale, en matière d’accidents de circulation. Et c’est pour cette raison qu’on a décidé l’octroi d’un nouvel hôpital pour cette région, afin de réduire la pression sur l’ancien, mais qui n’a pu être concrétisé qu’avec l’arrivée du nouveau ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf, qui a été interpellé par les citoyens à propos de ce projet lors de sa première visite dans la région en mars dernier. Annoncée au départ comme étant d’une capacité d’accueil de 240 lits, l’infrastructure a été réduite à 120 lits d’où un excédent de la surface de son assiette retenue lors du premier choix de terrain mais qui n’est pas pour autant perdue, sachant qu’elle a été cédée au projet d’une école pour handicapés, apprend-on auprès des élus de l’APC de M’Chedallah. Le délais de réalisation de cet hôpital étant de 22 mois, il reste à souhaiter que l’entreprise réalisatrice contournera les éternels retards de livraison en mettant les moyens nécessaires et que le maître de l’ouvrage et les services techniques chargés du suivi veilleront à ce qu’il soit livré dans les délais pour mettre un terme au calvaire des malades qui sont ballottés d’un hôpital à un autre avant d’être admis et que les spécialités inexistantes dans l’ancien hôpital soient introduites.

Oulaid Soualah

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