Le chef-lieu suffoque

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Il est devenu impossible de passer par la rue principale de chef-lieu de M’Kira, qui mène vers Imaândène.

En effet, les habitants de Tighilt Bougueni et autres usagers de cette rue n’ont droit qu’à des tourbillons de poussière qui s’élèvent au passage d’un véhicule. « En plus de cette anarchie qui y règne à cause des stationnements qui se font dans les deux côtés de cette avenue principale, des travaux de réalisation d’un réseau d’assainissement sont à la traîne, ce qui nous fait encore beaucoup de peine », nous dira ce commerçant. Et à un autre de poursuivre: « Nous ne savons pas si nos responsables sont conscients de ce que nous endurons au quotidien. En l’absence d’une structure de sûreté personne n’a peur de personne. En plus des rixes, les vols se multiplient, notamment les jours de marché à savoir les dimanche et mercredi. A quand un marché en dehors de ce centre urbain? » Si ces désagréments causent beaucoup d’amertume aux habitants, c’est surtout aussi ces vendeurs de gâteaux orientaux en pleine rue et autres marchands d’herbes aromatiques en ce mois de Ramadhan qui, à leurs yeux, faudra réprimer. « Ailleurs, on voit des marchés de proximité pousser comme des champignons pour interdire toutes ces ventes concomitantes et incontrôlables, alors qu’ici ces commerces sont improvisés quotidiennement », soulignera dans son intervention un autre commerçant. Tous les riverains s’accordent à dire que ce lieu n’a de chef-lieu que le nom sinon rien ne prouve que se soit vraiment le cas. Aucun aménagement n’est en vue, aucune esplanade, aucun jardin public… « Comment se fait-il qu’on retienne une entreprise pour un projet d’assainissement et on la laisse livrer une partie, puis rien? » s’indignera un autre intervenant. La coordination de M’Kira qui a fermé le siège de la daïra de Tizi-Gheniff, avant-hier mardi, compte manifester encore une autre fois pour exiger que tous les chantiers lancés, sur tout le territoire de la commune, soient pris en charge dans les délais retenus dans les avis d’appels. « Rien ne se fait dans les règles de l’art », tel est l’avis d’un membre de la dite coordination.

Amar Ouramdane

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