La Colombie n'avait rien à perdre, tout le contraire du Brésil, lors de ce deuxième quart de finale de ce Mondial 2014.
Grâce à deux buts signés de ses défenseurs centraux, le pays hôte s’est offert le droit d’affronter l’Allemagne en demi-finale, ce sera le 8 juillet à Porto Alegre. Face à une équipe joueuse et rapide, les Auriverde ont eu la bonne idée d’ouvrir le score rapidement par le genou de son capitaine Thiago Silva suite à un corner (1:0, 7′). La Colombie tentait de revenir par Cuadrado (11′), mais c’est bel et bien la Seleçao qui est la plus mordante, et il faut un David Ospina vigilant pour empêcher Hulk (20′, 28′) de doubler la mise. Le portier de l’OGC Nice devait en revanche s’incliner après la pause devant le superbe coup franc signé David Luiz, qui trouvait la lucarne d’un tir de 30 mètres (2:0, 68′). Voilà qui calmait les ardeurs des Cafeteros qui poussaient pour égaliser depuis le retour des vestiaires. Pourtant, ces derniers se sont offert un final haletant, avec James Rodriguez à la baguette et à la transformation d’un penalty (2:1, 80′), mais la défense brésilienne a tenu le coup jusqu’au bout des arrêts de jeu.
Le Brésil chavire dans la liesse
Le coup de sifflet final du quart de finale du Mondial Brésil-Colombie (2-1) a été accompagné vendredi d’une immense clameur à travers le Brésil, où les festivités devaient durer une bonne partie de la nuit. A la « Fan-fest » de Rio de Janeiro sur la plage de Copacabana, où près de 30. 000 personnes s’étaient massées vendredi soir, la victoire brésilienne a été fêtée à coups de feux d’artifice, alors que plusieurs dizaines de fans survoltés plongeaient dans la mer, certains tout habillés. « On va gagner cette Coupe. Cette sélection a beaucoup de coeur. Tout est possible avec Neymar! », s’extasiait Vinicius Morais, un vendeur de 18 ans, au milieu des cris de « Je suis Brésilien! ». A Sao Paulo, dans la foule réunie devant un grand écran du centre-ville, les buts des deux défenseurs centraux Thiago Silva et David Luiz ont été accompagnés d’embrassades et de douches de bière. « J’ai beaucoup souffert pendant le match, mais moins que contre le Chili » en 8e de finale, lorsque le Brésil ne s’en était tiré qu’aux tirs au but, expliquait Erik Silva, 28 ans. « Nous allons gagner la finale contre l’Argentine! », jurait-il, alors que le grand rival argentin joue son quart de finale samedi contre la Belgique. Dans les bars et restaurants de la mégapole, malheur aux patrons qui avaient fait l’économie d’écrans de télévision. Dans les autres, une ambiance surchauffée est montée crescendo pendant la partie avant la liesse, les feux d’artifice et les coups de klaxon. « Nous avons trop souffert », tempérait pourtant la quinquagénaire Lucienne Aparecida dos Santos, précisant que « l’Allemagne sera un adversaire difficile » lors de la demi-finale mardi prochain à Fortaleza (nord-est). Dans la capitale Brasilia, prise d’assaut depuis quelques jours par des milliers de supporteurs argentins, les célébrations étaient accompagnées de défis lancés à l’ennemi sportif intime. « Argentine, attends, ton heure va venir! », criaient des Brésiliens survoltés. Relevant le défi, les supporteurs de l’Albiceleste scandaient « Messi, tu vas nous apporter la Coupe! »
