Timizart Contrairement aux années passées – Des soirées ramadhanesques animées

Las d’attendre une quelconque programmation d’activités culturelles par les organismes étatiques concernés, afin d’animer les soirées ramadhanesques, des résidents du chef-lieu de la commune de Timizart ont décidé de faire de l’ambiance pour redynamiser la vie nocturne.

Plusieurs commerçants ont ouvert à l’occasion des terrasses familiales à même d’accueillir, dans la bonne humeur et la convivialité les nombreuses familles qui souhaitent un peu d’évasion et de partage et qui étaient obligées, par un passé récent, d’aller soit vers Tigzirt, Azeffoun ou à Azazga pour passer une soirée avec des amis ou tout simplement pour boire des boisson ou prendre des glaces dans un cadre agréable. Sitôt le jeûne rompu, des dizaines de groupes, venant des différents villages de la commune, envahissent les artères de la ville de Souk El Had où des animations musicales par des Dj les égayent jusqu’à des heures tardives de la nuit. A la faveur de cette ambiance sereine, des jeunes et moins jeunes se rencontrent pour discuter tout en sirotant du thé et autres boissons dans un climat de détente parfaite. Des soirées musicales sont également organisées, à l’instar de celle faite par les gérants de la superette Ouaras, qui ont aménagé un espace pour accueillir leurs convives avec au fond une scène réservées aux chanteurs de la région qui viennent pour animer les soirées ramadhanèsques au grand bonheur de leur nombreux fans qui ne demandent que cela. Ce sont des initiatives à encourager, nous dira un jeune. « C’est ce genre d’action dont ont besoin les citoyens. Ces activités, qui permettront à la commune de sortir de la léthargie dans laquelle s’est plongée durant des années, auront des répercussions sur le volet économique et social de la région. Ces derniers temps, on voit de plus en plus des familles qui viennent voir des spectacles, assister à des galas, choses qui était impensable, il y a quelques années. On remercie les membres de l’association culturelle Youcef Ou Kaci qui ont été les premiers à organiser des spectacles nocturnes au niveau de notre commune », ajoute-t-il. Pour sa part, Djafar, qui active dans le mouvement associatif, voit les choses ainsi : « Je suis heureux de voir des privés investir dans ce créneau. Cela augure d’un avenir plus radieux pour la culture. Il y aura davantage d’opportunités à ceux activant dans ce domaine. Je suis sûr que l’année prochaine sera encore plus meilleure».

Aït Slimane Amazigh